Jus d’Eté donne son point de vue sur la condition de la femme qui doit rester femme en dépit de la parité qu’elle réclame ; il félicite toutes les femmes qui participent à la chose publique mais ajoute-il la femme doit reconnaître que l’homme demeure perpétuellement le chef de la famille.
Depuis toujours, la femme a été au centre de l’inspiration du chanteur congolais. Si seule l’œuvre musicale de Luambo Makiadi a quelques fois humilié la femme, la plupart des chansons proposées, de nos jours, aux mélomanes, célèbrent sa beauté, vantent ses qualités, rendent hommage à la « mère » et d’autres défendent ses droits, etc.
Ainsi, dans le cadre du mois de mars consacré à la femme, nous avons recueilli l’avis du chanteur congolais au sujet de la femme qui est l’épouse et fanatique, de part et d’autre. Dans cette interview qui suit, découvrons l’artiste musicien JDT Mulopwe, patron du groupe « Les Marquis ». Il livre ses impressions sur la femme congolaise.
Uhuru : Que représente la femme pour vous, surtout que dans vos chansons, vous exploitez ce thème à suffisance?
JDT Mulopwe : La femme est source de l’humanité. Elle représente la divinité sur terre.
Uhuru : Au regard de toutes les femmes qui vous entourent dans le cadre de votre activité (la musique), est-ce que le ménage de JDT est-il stable ?
JDT : Le ménage de JDT est stable du fait que je sais mettre chacune d’elles à sa place. C’est-à-dire, la femme fan est et reste fan, l’épouse, c’est la dame d’honneur de mon cœur.
Uhuru : En écoutant certaines de vos chansons, à l’exemple de l’un de vos derniers tubes intitulé « Histoire vraie », vous relatez particulièrement une idylle. Est-ce une des histoires vraies que vous avez vécues ?
JDT : L’amour est vécu partout dans le monde. Ainsi, lors de mes différents voyages, il arrive que je sois inspiré par un fait. Parfois, mon entourage m’expose également des narrations qui ne manquent de m’inspirer. Si je devrais vivre autant d’amours au nombre des chansons d’amours que j’ai écrites, il me serait impossible d’être fidèle, de vivre et de faire vivre un bel amour.
Uhuru : Quelle est la place de la femme (chanteuse ou danseuse) au sein de votre groupe « Les Marquis ». Est-elle considérée ? Ne subit-elle pas de pressions ou une série d’harcèlements afin de bénéficier des voyages ou d’autres largesses au près du « président » (responsable numéro un) que vous êtes?
JDT : La femme (danseuse) au sein de mon groupe est considérée au même titre que toutes les unités qui composent « Les Marquis » parce qu’elle y fait partie suite à sa contribution. Autant pour la femme paysanne, politicienne ou commerçante participe à l’évolution de la société, la danseuse contribue à sa manière à l’essor de la culture. Pour moi, la femme qui travaille, ne peut qu’être valorisée et race voir la considération des hommes.
Uhuru : Quelle est ta réponse à l’endroit de tous les mélomanes qui affirment que les danseuses sont considérées comme les « proies » des patrons des groupes musicaux ? Et, qu’entreprends-tu pour qu’elles rentrent dans leurs droits légitimes ?
JDT : Dans la vie, il faut savoir ce que l’on veut. Ce n’est pas parce que perce qu’on est patron d’une entreprise quelconque que l’on doit harceler la femme pour le besoin d’une relation amoureuse hasardeuse sur fond d’une supercherie dissimulée. Dans ce cas, j’en appelle à l’amour du prochain et au respect mutuel dans les relations homme-femme. Parce qu’il faut préciser que la femme en travail pourrait être mariée et n’être que disposée pour son époux. En plus, il faudrait savoir la part des choses entre le travail et les sentiments amoureux.
Uhuru : Dans votre carrière musicale, vous est-il arrivé de tomber amoureux (si ce n’est pas trop dire) ou d’entretenir une relation amoureuse avec une de vos employées ou collègues femmes ?
JDT : Etant donné que je suis marié, retenez que je suis déjà tombé amoureux de mon épouse. Et, je vous rassure que je ne pourrais jamais retirer mon alliance pour une autre femme ou tomber une deuxième fois amoureux.
Uhuru : Avez-vous une fille de votre union conjugale? Si oui, permettriez-vous un jour qu’elle pratique la musique ou la danse comme métier ?
JDT : Oui! J’ai une fille. S’il est vrai qu’en plus de talent, elle préfère faire de la musique ou de la danse sa profession, je ne l’en empêcherai pas du fait que mon père ne s’est jamais mis au travers de mon chemin pour me détacher de l’art musical. Déjà, pourrais pas empêcher ma fille de pratiquer l’art d’Orphée.
Uhuru : En ce mois de mars consacré à la femme, quelle est ta contribution à l’endroit de la femme congolaise en vue de son émancipation et du développement de la RD Congo ?
JDT : Pour moi, je souhaiterais que la femme congolaise reste femme, en dépit de la parité qu’elle réclame et dont elle a droit. Qu’elle puisse refléter l’image de la première femme au monde, Eve, à qui Dieu avait demandé d’être l’accompagnatrice de l’homme sur terre.
Et, je suis d’avis qu’elle puisse bénéficier de son droit et qu’elle soit valablement respectée. Au passage, je félicite toutes les femmes qui participent à la chose publique. Bien qu’elle puisse occuper de hautes fonctions, la femme doit toujours reconnaître que l’homme demeurera perpétuellement le chef de la famille.
Uhuru : Parlant de hautes occupations au sein de la société, peut-on espérer retrouver une femme au poste de chef d’orchestre ou autre au sein du groupe « Les Marquis »?
JDT : Oui! Pourquoi pas ? Cela ne dépendra que de la responsabilité qu’elle affichera dans le travail lui confié. Aujourd’hui, nous n’avons que des danseuses que j’estime, au regard de leur assiduité dans le travail, pourraient également être désignées pour assumer certaines tâches d’envergure.
Uhuru : Au-delà de toutes les polémiques qui gangrènent la sphère musicale congolaise, JDT Mulopwe a-t-il des préférences au regard de belles voix féminines congolaises ?
JDT : A vrai dire, depuis ma jeune enfance, j’ai toujours apprécié les voix féminines de la RD Congo et même, de l’Afrique. Je retiens de grands souvenirs des chanteuses comme la togolaise Bella Bellow, Lucie Eyenga, Abeti Masikini, Mpongo Love, Mbilia Bel, Tshala Muana, etc. Actuellement, j’apprécie l’émergence remarquable de Mege 30, Cindy-le-cœur, Laurette la perle, pour ne citer que celles-àa. Cependant, je souhaiterai que d’autres encore puissant emboîter le pas à ces dernières. Car, je pense, la voix féminine a une place prépondérante au sein de la musique congolaise. Pour ma part, j’apprécie la femme chanteuse.
Uhuru : Envisagez-vous d’engager une comme le font certains de vos compères ?
JDT : Pas pour l’instant, en ce qui me concerne. Cela ne veut pas dire que je réduis leur chance. Peut-être qu’il se pourrait que je réalise un featuring avec l’une d’entre elles, comme j’ai eu à le faire avec Mamou nationale dans mon récent album, « Moleki nzela ». Mais, ce n’est pas pour autant que je vais engager une chanteuse pour le moment.
Uhuru : Dans le lot des voix féminines qui pullulent actuellement dans le secteur musical, laquelle d’entre elles apprécient de part la qualité de sa voix et de son savoir-faire ?
JDT : En tout cas, j’apprécie toutes celles qui sont reconnues pour le travail bien fait...
Bob Ambongo/Uhuru
(Tkm/GTM/PKF)