L’artiste Cindy Le Coeur proclamée meilleure chanteuse de l’année 2009, marque de plus en plus son époque dans la musique congolaise en général et kinoise en particulier dans l’orchestre Quartier Latin.

Après avoir im­primé son timbre dans l’album dit du patron, le public a constaté des potentialités énormes dans le chef de l’artiste, au point que la tutelle de l’orches­tre lui a confié un grand specta­cle dénommé « Cindy chante Koffi ».

C’est-à-dire que Cindy chante le répertoire riche de Koffi Olomide. Ce spectacle qui a fait parler de lui depuis le 27 février dernier, est déjà fort sollicité sous d’autres ceux à Brazza­ville notamment.

En tout cas, au regard de la réussite totale du spectacle, l’on peut croire que c’est une nouvelle ère qui s’ouvre dans la carrière de cette chan­teuse qui fait déjà son apogée.

Ce ne serait pas risque de pres­sentir que dans les jours qui viennent cette étoile se pointant comme une grande star de la 5ème génération.

Néanmoins, plusieurs observateurs craignent qu’en élevant très tôt la barre autour de Cindy Le Cœur, Koffi n’en vienne à démotiver d’autres ar­tistes autour de lui.

Il est vrai que le parcours de tout artiste le pousse jusqu’à être capable de voler de ses propres ailes.

Mais plus d’une fois, l’histoire musicale a démontré qu’un or­chestre court souvent le risque d’implosion, lorsque ceux qui contribuent à la production artistique s’estiment réduits au rôle de simples figurants.

L’artiste vivant de ses couvres et la musique congo­laise devenant de plus en plus lucrative, Cindy Le Cœur doit faire un effort pour composer ses propres chansons au lieu de se contenter d’interpréter les chan­sons des autres. Il y va de l’intérêt de l’artiste de jouir de ses droits d’auteur.

En définitive, tout est clair que l’ère de Cindy à bel et bien commence dans la musique congolaise, car étant arrivé au bon moment et au bon endroit. Ainsi donc, il ne serait pas exa­gère de dire que Cindy Le Cœur sera demain une grande star de la 5ème génération et qu’une nouvelle ère s’est ouverte pour elle grâce à l’appui de son parton.

Matoko Kambulu/L’Avenir


(Ern/CL/PKF)