Près  de 11.000 (Onze mille) cas de malade de « konzo » sont déclarés dans les territoires de Kahemba, de Feshi et de Kasongo Lunda, district du Kwango, dans la province du Bandundu, où la prise en charge des victimes pose de grandes difficultés, a annoncé en fin de semaine à l’ACP, le ministre provincial de la Communication et des médias du Bandundu, Hubert Thetika Inkalaba. Cette maladie, qui sévit en état endémique dans ces territoires, est caractérisée par une paralysie spastique des membres supérieures et inférieures de l’être humain, des suites d’une consommation abondante de manioc contenant la cyanure après un rouissage insuffisant, a expliqué M. Thetika.

Le ministre provincial Thetika, sans déterminer les tranches d’âge les plus attaquées par la maladie, a indiqué qu’ "il faut laisser les tubercules de manioc pendant au moins trois jours et tout au plus cinq jours dans l’eau pour que la cyanure, une substance acide et nocive à la santé humaine et animale, soit éliminée en grande partie avant le séchage et la consommation du manioc.

Cette région du Kwango, où le manioc est l’aliment de base, se situe dans une grande steppe où des cours d’eau sont rares et où des ruisseaux se dessèchent rapidement pendant les saisons sèches ou les périodes de grande chaleur, a précisé M. Thetika. Des centaines de victimes de la paralysie spastique due au « konzo » durant des  années antérieures n’ont plus jamais recouvré leurs aptitudes physiques, rappelle-t-on. Le gouverneur de la province du Bandundu devait lancer officiellement samedi une vaste campagne de solidarité provinciale avec les victimes de cette maladie.

ACP


(Milor/BT/GW/PKF)