Actuellement, les tenanciers des bars et les pasteurs des églises ont la peau dure dans l’exercice de leurs activités quotidiennes. C’est au même titre que les fabricateurs et vendeurs des eaux en sachet. Si l’autorité urbaine interdit aux premiers de se livrer à tout tapage tant diurne que nocturne, il est reproché aux seconds la qualité des produits à mettre sous la place publique.
L’instruction d’André Kimbuta, gouverneur de la ville province de Kinshasa, relative aux tapages tant diurnes que nocturnes, à la vente des eaux en sachet et de whisky artisanal, s’applique à la lettre dans la commune de Kisenso. Dans un rapport adressé mercredi 24 février 2010 au gouverneur de Kinshasa, Jacques Bile, bourgmestre de la commune de Kisenso, souligne que ses administrés répondent positivement aux ordres intimés par la hiérarchie urbaine.
Et d’ajouter qu’en application de la décision interdisant la vente et la prise de Whisky en sachet ainsi que la boisson artisanale, appelée communément Lotoko ou Supu na tolo, les éléments de la Police nationale - PNC- du commissariat de Kisenso ont mis la main en date du 13 janvier 2010 sur Herty Mavakala, domicilié au numéro 8 de l’avenue Kimbambi, située au quartier Révolution pour la commercialisation de produits prohibés. Les marchandises d’Herty ont été saisies et détruites.
Gare aux tapages
On n’en dira jamais assez! Les Kinois en ont marre avec les tapages occasionnés par les bruits sonores le jour comme la nuit. Les bars et autres lieux de vente des boissons sont les premières sources productives de ces faits nuisibles au repos de la population. Même la musique provenant des maisons de tiers est concernée. Pour réglementer la situation, le gouverneur de la ville province de Kinshasa a exigé aux vingt quatre bourgmestres de prendre des mesures disciplinaires à l’égard de tout contrevenant.
Selon André Kimbuta, cela permettra aux Kinois de ne plus se plaindre et de vivre dans un environnement calme. Chaque bourgmestre devra à son tour faire respecter les instructions du gouverneur. Pour sa part, Jacques Bile, le bourgmestre de la commune de Kisenso a travaillé en collaboration avec ses 17 chefs de quartiers ainsi la PNC. Pour assurer la tranquillité et la paix des Kisensois, sur base des rapports d’enquêtes lui fournis par ses chefs de quartiers, le bourgmestre de la commune de Kisenso vient de fermer cinq bars de sa municipalité pour une durée indéterminée.
Il s’agit de quatre établissements oeuvrant au sein du quartier Bikanga, notamment la maison la Promesse, le bar Kitalatala, la pharmacie Isma pharma ainsi que le bar Melchade et un nganda nommé Libulu ezanga suka situé dans le quartier 17 mai. Il est reproché aux tenanciers de ces bars, le fait de lancer la musique d’une manière exagérée avec un volume supérieur pendant la journée comme la nuit. « En rapport avec les instructions de la hiérarchie sur l’interdiction de tapages diurnes et nocturnes et compte tenu du fait que vous ne vous y êtes pas conformés en dépit du message qui vous a été transmis par mes collaborateurs…j’ai le regret de porter à votre connaissance que je viens de décider à partir de ce jour à la fermeture de votre maison pour une durée indéterminé », assène la lettre du bourgmestre de la commune de Kinseso adressé à chaque patron dont l’établissement est tombé sous la loi.
Guylain MAKUSU/AfrcaNews
(TH/GM/PKF)