«La journée internationale de la femme » inspire plusieurs journaux de la Rdc ce lundi 8 mars, journée dédiée à cet être. Cependant les menaces de grève à l’Université de Kinshasa (Unikin) et à l’Office national des transports (Onatra) sont aussi en vedette dans ces journaux. Il en est de même de l’« Opération armes à feu contre 50 dollars » qui concerne la récupération de ces engins de la mort organisée par le Parec arrivée actuellement à l’étape de Goma.
« La journée de la femme a une origine ». Selon le journal LE PALMARES qui donne ce titre, la journée internationale du 8 mars que les femmes célèbrent avec pompe en République démocratique du Congo, partant à Kinshasa n’est plus à proprement parler, un moment pour les femmes d’exprimer leur pensée et jouir des acquis de leur lutte et de leur amélioration de leur condition de femmes. Vue cet angle, poursuit notre confrère, cette journée ressemble à la journée réservée aux pagnes. Revenant sur l’historique de cette fête, LE PALMARES écrit : « L’origine de cette journée serait très ironique d’après l’historienne Françoise Picq, historienne à Paris IX. La militante allemande du mouvement allemande du mouvement féminin socialiste international, proche de Lénine a lancé cette idée lors de la 2èmeconférence internationale des femmes socialistes à Copenhague, sans avancer la date précise, ajoute l’historienne dans le supplément du journal du Cnrs consacré à ce 100ème anniversaire et intitulé « Le long chemin vers l’égalité », souligne LE PALMARES.
L’OBESVATEUR, toujours au sujet de cette journée spéciale de la femme titre : « L’émancipation de la femme, un mirage ». Au delà des problèmes économiques et sociaux, qui sont réels et qui n’expliquent pas tout, la Rdc n’accorde pas à la femme, la vraie place qui lui revient. Parce que, explique ce journal, si la femme était réellement à sa place, le pays n’aurait pas un nombre impressionnant d’enfants de la rue. Pour ce journal, la vraie émancipation de la femme suppose qu’elle s’approprie de tous les leviers de la culture qui permettent de façonner un enfant différemment d’un animal.
Au sujet de l’opération de ramassage des armes de guerre par le Parec dans la ville de Goma, LA PROSPERITE titre : «Arme à feu contre 50 dollars : Daniel Ngoy Mulunda lance l’opération ce mardi à Goma». Débarqué dans cette ville, chef-lieu du Nord-Kivu, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda a été précédé dans cette partie du territoire par le détachement avancé de son organisation qui a abattu un travail gigantesque. Il s’agissait pour cette équipe du Parec d’organiser, pendant cette période en complicité avec les autorités de la ville, une vaste campagne de sensibilisation sur l’ensemble de la ville. Il était également question pour cette délégation du Parec d’expliquer à la population le bien-fondé de la dite opération qui au finish, ne vise que la pacification de cet espace vital de la Rdc, considéré par certains comme une véritable poudrière au regard du nombre très élevé d’armes en circulation.
« Opération armes à feu contre 50 dollars : Goma fortement mobilisé ». Ce titre est du journal L’ AVENIR qui annonce que le pasteur Ngoy Mulunda compte ramener 20 à 30.000 armes indique que cette opération, la population la veut absolument car les armes à feu sont les synonymes des guerres, de vols, de viols, des déplacements des populations…Et de conclure : «La paix n’a pas de prix. Le président Kabila ne lésine pas sur les moyens et les décisions qui fâchent les « opposants professionnels » pour arriver à instaurer une paix définitive et durable sur l’ensemble du territoire national et singulièrement à l’Est de la Rdc.
En ce qui concerne la menace de grève à l’Université de Kinshasa (Unikin) et à l’Office national des transports (Onatra) LE POTENTIEL titre : « Nouvelle menace de grève à l’Onatra ». Ce journal note : « L’Onatra se trouve dans l’état d’une entreprise prise en otage par divers circuits maffieux. Malheureusement, la plupart d’entre eux se servent des syndicats pour fomenter leurs coups. Au gouvernement de sévir à temps pour mettre hors d’état de nuire ceux qui ont juré de décourager et de réduire à néant tout projet de relance des activités de l’Onatra ».
La grève de l’Apukin (Association des professeurs de l’Université de Kinshasa) embarrasse le Gouvernement. Ce titre est du journal L’AVENIR qui rappelle que le mouvement de revendication collectif desdits professeurs en septembre avait suscité l’émoi dans le chef du président Joseph Kabila. Il avait alors instruit le ministre des Finances de trouver une solution à l’expéditive.
Boni Tsala/MMC
(BT/PKF)