Bony Kitambala Ntel-Piel, Secrétaire-Général honoraire PPRD France qui est en même temps président de l’ONG « Synergies et Développement, appuie le chef de l’Etat dans sa démarche pour le changement des mentalités.
L’année 2010 ô combien symbolique pour notre conscience, est et sera aussi celle des ruptures avec les antivaleurs tant de fois dénoncées, celle du renoncement à la mauvaise gestion, celle du combat contre les fractures sociales, bref celle de la perception et de l’acceptation des défis du développement, estime M. Bony Kitambala Ntel-Piel, Secrétaire-Général honoraire PPRD France qui est en même temps président de l’ONG « Synergies et Développement.
Tout le monde ose le croire et aux grands maux, les grands remèdes. S’il faut désigner un autre chantier, l’exégèse des interviews et discours du Président de la République laisse penser que le changement de mentalités constitue un travail de grande envergure afin de combattre les racines du mal congolais. Nul besoin d’évoquer les aspérités du tissu social et économique du pays, dit-il.
Pour Bony Kitambala tant de rapports et de travaux en ont circoncis les caractéristiques et les contours. L’homme congolais est au centre de la problématique du sous-développement et il doit changer afin de s’inscrire dans le mouvement du progrès universel.
Brève rétrospective introspective
Faisant une rétrospective de l’histoire politique de la Rdc, il rappelle que depuis l’indépendance, les élites politiques ont été désignées par le peuple comme les responsables de ses misères. Forte du soutien occidental, l’autocratie de la deuxième République avait plongé le pays dans les abîmes d’un sous-développement profond alors que les leviers financiers des cours des matières premières auraient pu impulser le développement.
Les discours ambitieux sans lendemains et le culte de la personnalité avaient constitué la toile de fonds de la tromperie magistrale des trente-deux ans du régime de telle sorte que le mot de politicien était brocardé dans le sens d’un homme roublard et sans scrupules.
Puis, vint Mzee Laurent Désiré Kabila, se souvient le Sg Honoraire du Pprd France qui dplore : « Que d’étonnements devant la maestria dans la gouvernance et le redressement d’un pays qui était voué aux gémonies. Que de résilience dans la gestion de la chose publique avant que les calamités de la guerre d’agression des ennemis du Congo viennent briser l’élan ».
Il faudra sûrement méditer sur les ressorts du sursaut qui avaient envahi tout le corps social. Ainsi indique t-il, avec le recul, tout le monde le reconnaît : l’orthodoxie dans l’administration des affaires de l’Etat et des deniers publics formait le leitmotiv de l’action politique de Mzee et la recette des premiers succès économiques récoltés dans le pays.
«Rappelons-nous de la réforme monétaire qui avait engendré un pouvoir d’achat réel et donner un sens au panier de la ménagère. Des perspectives de croissance étaient toutes tracées grâce à la maîtrise des flux financiers générés par les régies de l’Etat (douanes, contributions fiscales, recettes domaniales et autres), sans oublier que la pédagogie par la sanction judiciaire contre les contrevenants avait constitué un volet essentiel de la gouvernance du pays . Ainsi, la rémission du grand malade qu’était le Congo était devenue une réalité et les espoirs étaient permis », constate Bony Kitambala qui espère en outre que les cadors du Président au service de la République le Président le reconnaît, qu’avec une poignée d’hommes et de femmes intrépides, il peut changer la face du Congo.
Les grands commis dont le Chef de l’Etat veut s’entourer pour déplacer et ébranler les montagnes du sous-développement existent et le dernier remaniement du gouvernement semble intégrer cette vision. En effet, insiste-il, quand dans les arcanes de l’Etat, des hommes font défaut, il faut porter aux fers d’autres plus aptes à relever les défis et c’est sous cet angle qu’il est raisonnable d’avoir du turn-over, du changement ».
Le bons sens congolais a pu esquisser le profil de ces cadors. En somme, ce sont des hommes et des femmes de conviction, de terrain, en empathie avec le peuple tout en étant habité par un « spirit of fighting » pour la lutte contre la pauvreté et toujours sur la brèche.
Kitambala estime que ces hommes clés, bénéficiant de la confiance du Président doivent revêtir leur fonction comme un sacerdoce à exercer sur une terre de mission républicaine tournant le dos aux feux de la rampe et à l’épicurisme ambiant dans l’unique souci de réaliser dans le temps qui est compté les promesses du Raïs.
Car, estime-t-il l’impatience des populations en termes d’offre de services publics et de satisfaction des besoins fondamentaux est réelle. En prendre la mesure et la résolution par des actions sur le terrain des transports publics, de la fourniture de l’eau et de l’électricité, de l’approvisionnement des marchés en denrées alimentaires de base exige des hommes et de femmes pragmatiques pouvant faire bouger le cours des choses. « Best man in the best place » afin de favoriser un bon leadership dans la technostructure de l’Etat.
Après tout, soutient Kitambala le peuple veut voir la couleur sociale de ses richesses vantées depuis des lustres et de ce point de vue, cette nouvelle génération de dirigeants et capitaines d’industrie autour du Chef de l’Etat a le devoir historique de conduire la Nation à travers les cinq chantiers de la République vers des destinées meilleures.
On peut suggérer à l’aune de ce remaniement que les partis formant l’AMP s’imprègnent de la vision du Raïs et sortent des jeux stériles d’appareil pour phosphorer et devenir des laboratoires d’idées. Enfin, le président de l’ONG « Synergies et Développement croit ferme que pour le bonheur du peuple qu’émergent de ces groupements politiques des hommes et des femmes capables de transformer le pays sur voie de la justice sociale et du développement endogène et intégral.
B. Tsala/MMC
(BT/PKF)