M. Jean Fingumbu a reconnu que dans le cadre de « la recherche de la vie », ils s’étaient introduits frauduleusement au nombre de quatre personnes, dans la cale d’un navire battant pavillon panaméen, à destination de l’Europe.
La Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe, siégeant en matière pénale, du second degré sur l’affaire qui oppose le ministère public, partie civile, a l’équipage du bateau battant pavillon panaméen a procédé jeudi à l’audition des rescapés, a constaté l’ACP.
Au cours de cette audience, la Cour a entendu tour à tour MM. Giscard et Jean Finsumbu sur les circonstances de la mort de Guelord, l’un des clandestins.
M. Jean Fingumbu a reconnu que dans le cadre de « la recherche de la vie », ils s’étaient introduits frauduleusement au nombre de quatre personnes, dans la cale d’un navire battant pavillon panaméen, à destination de l’Europe.
Suite à l’étouffement, ils ont décidé de quitter leur cachette et de se remettre aux mains des membres de l’équipage qui étaient ukrainiens.
Ces derniers les ont contraints de se jeter dans l’eau. Suite à leur résistance, ils se sont mis à les battre copieusement, utilisant même des bâtons. Après ils les ont précipités par-dessus bord.
M. Jean a eu la vie sauve grâce à un bidon qui lui a servi de bouée de sauvetage. Il a été, selon lui, récupéré plus tard par les pêcheurs. Le ministère public continue à avancer la persistance sur la présence de Guelord parmi les clandestins.
La cour a renvoyé l’affaire dans 15 jours. Cependant, l’opinion s’interroge sur l’utilité de ce procès en appel au moment où l’équipage du navire composé des sujets ukrainien, a déjà regagné son pays depuis le mois de janvier.
ACP
(Milor/BT/PKF)