Le recensement est une activité exhaustive qui va permettre au gouvernement congolais de disposer des données exactes et renouvelées sur sa population.
Le gouvernement congolais à travers son ministère du Plan et ses partenaires ont fait le point hier sur la mobilisation des ressources pour l’organisation du deuxième recensement général en République démocratique du Congo. C’était au cours d’une réunion de travail tenue au ministère du Plan, en présence de plusieurs experts nationaux et internationaux.
Outre ce point, il était aussi question d’identifier les bailleurs de fonds disponibles à soutenir cette opération, mais aussi à définir les différents rôles que chacun d’eux devra jouer dans la réussite de ce recensement.
Enfin, les participants à cette rencontre ont présenté le document du grand projet du recensement général, son objectif, ses objectifs spécifiques, les avantages, les coûts,... « L’organisation du deuxième recensement est un grand défi pour la République démocratique du Congo et tous ses partenaires, parce que son organisation demande l’implication de tous », a indiqué se vice-ministre des Finances, M. Joas Mbitsho Ngenza, au cours d’un point de presse qui a été tenu juste après cette réunion.
Nous sommes en plein début de la phase préparatoire, où les partenaires et le gouvernement congolais se concertent pour la mobilisation des ressources, a indiqué le représentant du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) en Rdc, M.Richard Dackam Ngatchou.
La recensement est une activité exhaustive qui va permettre au gouvernement congolais de disposer des données exactes et renouvelées sur sa populations », a ajouté cet expert onusien, soulignant que le recensement est un facteur de développement pour un Etat.
Les estimations sur les fonds à mobiliser tournent autour de 172 millions de dollars américains pour l’organisation de ce deuxième recensement. « Le recensement est une opération coûteuse si on le veut sérieux », a précisé le vice-ministre, saluant déjà l’implication des quelques partenaires.
Selon les prescrits de l’Organisation des Nations unies, le recensement s’organise tous les 10 ans. Mais malheureusement, il se fait que la République démocratique du Congo pour des raisons politiques, ponctuées de temps forts de guerre, ajouter aussi la crise économique et financière mondiale, accuse un grand retard.
Car, le dernier recensement qu’elle a organisé date de1984. 26 ans après, ce pays post- conflit, dont la volonté politique s’affiche maintenant à gros plan par ses dirigeants veut rattraper ce retard.
Le décret ministériel signé le 8 août 2009 portant l’organisation du deuxième recensement est une preuve éloquente de cette volonté politique. S’agissant de ces 172 millions à mobiliser, le directeur de cabinet adjoint du ministre du Plan, M. Charles Nawej estime que la Rdc n’est pas un cas exceptionnel, surtout l’on sait qu’elle sort de la guerre. Son cas, dit-il se compare au Soudan, à l’Irak, mais pas à l’Afrique du Sud, pays moins vaste que la Rdc, qui aura besoin de la 600 millions pour organiser bientôt un recensement.
Yassa/L’Avenir
(Milor/CL/PKF)