Son séjour en République démocratique du Congo, disait-elle, s’inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre la Belgique et la Rdc dans les secteurs qui rentrent dans ses prérogatives, à savoir l’Emploi, la Migration et l’Egalité des chances.
La vice-premier ministre et ministre belge en charge de l’Emploi, de la Migration et de l’Egalité des chances, Mme Joëlle Milquet est en séjour de travail en République démocratique du Congo depuis lundi dernier. Mercredi, elle s’est entretenue avec la presse congolaise à l’Ambassade de Belgique. Au cours de cet entretien, elle a fait le point de son séjour congolais.
Quelques semaines plus tôt, l’on a eu la visite du vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères, M. Steven Van Haekeren qui est venu tracer le cadre de la politique générale de cette coopération.
Des réformes attendues prochainement dans le domaine de l’Emploi
Le tout premier jour, elle s’est occupée de l’Emploi. A ce sujet, elle a rencontré le vice-premier ministre et ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, M. Nzanga Mobutu, les cadres du Dialogue social permanent, les forces syndicales, les différentes institutions sociales comme l’Onem (Office national de l’Emploi), l’INSS (Institut national de sécurité sociale), l’INPP (Institut national de préparation professionnelle).
Avec M. Nzanga Mobutu, dit-elle, ils ont discuté de la situation de l’Emploi qui est un des cinq chantiers prioritaires de la République. Son collègue congolais lui a fait part de son intention de prendre très prochainement (avant le 30 juin prochain) des décisions réformant l’emploi en Rd-Congo.
Les deux interlocuteurs ont fait une ébauche d’un accord de coopération renforcée dans ce domaine qui, concrètement, se traduira par un échange d’experts dans les différentes institutions et des stages en Belgique.
Avec les responsables des syndicats et de la FEC, la vice-premier ministre Joëlle a échangé le problème des concertations sociales notamment en matière de la préparation professionnelle et du renforcement des capacités le financement belge. Plusieurs projets ont été passés en revue dont celui d’organiser une Table Ronde des opérateurs économiques belges et congolais.
La Maison Schengen sera inaugurée le 6 avril prochain à Kinshasa
Au deuxième jour de son séjour, elle s’est occupée du volet de l’immigration. A ce sujet, elle s’est entretenue avec le vice-premier ministre et ministre de l’intérieur et de la Sécurité, M. Adolphe Lumanu. Les deux hommes d’Etat ont échangé sur la coopération bilatérale au niveau de la sécurité. Les deux administrations (belge et congolais) vont travailler ensemble.
S’agissant des visas à l’espace européen, Mme Joëlle a dit que la Maison Schengen sera inaugurée le mardi 6 avril prochain. Située à l’Ecole belge, son cadre beaucoup plus spacieux offrira aux demandeurs de visa un accueil plus humain.
Elle a parlé de la gestion des flux migratoires en Belgique qui est informatisée. On sait le nombre des entrées et les sorties. De juillet à décembre 2010, la présidence tournante de l’Union européenne sera assumée par la Belgique. Elle profitera de cette opportunité pour proposer une politique migratoire et ce, dans un cadre de discussion franche entre l’Union européenne et l’Union africaine.
Proposition de créer une Association des femmes belgo-congolaises
Enfin au troisième jour de son séjour congolais, Mme Joëlle Milquet s’est appesantie sur le volet de l’Egalité des chances. Pour ce, elle s’est longuement entretenue avec la ministre du Genre, Femme et Enfant, Mme Marie-Ange Lukiana.
Elles ont échangé beaucoup d’idées et de projets susceptibles d’être financés par la coopération belgo-congolaise. Elles ont parlé des objectifs à atteindre comme la parité, l’insertion des femmes par le biais des micro-projets, la formation professionnelle. Elles ont parlé de lé sécurité à l’Est du pays, de la lutte contre les violences faites à la femme.
Ici aussi, Mme Joëlle a promis de mobiliser l’attention et le soutien de l’Union européenne au moment où la Belgique présidera à ses destinées.
Les deux interlocutrices ont décidé l’échange des experts pour une coopération plus accrue. Elles ont également proposé la création prochaine d’une Association des femmes belgo-congolaises de toutes les catégories sociales, cadre au sein duquel sera cogité le problème de l’égalité des chances avec les hommes.
D.L/L’Avenir
(Milor/CL/GW/PKF)