La presse congolaise se penche aussi sur le verdict du procès «Firmin Yangambi» et consorts, et l’attaque dont ont été victimes des membres de l’Assemblée provinciale du Maniema.

« Monuc, le retrait progressif de la force militaire envisagé dans les prochains jours», titre LE PALMARES. La reconfiguration de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc ) a fait l’objet des discussions le mercredi 3 mars entre la partie congolaise et les Nations Unies, rapporte ce journal qui ajoute  que  M. Alain le Roy, le Sous secrétaire général de Nations Unies, chargé des opérations de la paix a fait état de la définition de nouvelles tâches à confier à la Monuc, notamment, cite-t-il, la stabilisation de l’Est, la protection des populations civiles.

« Monuc : statu quo à l’Est ». C’est LE PHARE qui propose ce titre en soulignant que: « Muzito et Alain le Roy sont préoccupés  par le futur de la mission onusienne ». Pas de date arrêtée ni de proposition concrète sur le désengagement de la Monuc avec les autorités congolaises : c’est en substance la déclaration faite  mercredi  lors d’un point de presse au Qg de mission par Alain le Roy, au terme d’une mission de 3 jours avant de regagner New York.

En ce qui concerne les manifestations du personnel de la Monuc, « Grogne à la Monuc : le personnel local fâché ». LA PROSPERITE qui paraît sous ce titre indique que «pendant qu’Adolphe Muzito, le Premier ministre et  M. Alain le Roy, le Sous secrétaire général de Nations unies, chargé des opérations de la paix, discutaient à l’Hôtel du Gouvernement, le feu brûlait au Quartier général des Nations Unies de cette institution. Et de décrire : « Rameaux à la main, coups de sifflet par ci et par là, les engagés tout comme les journaliers exprimaient ainsi leur ras-le-bol face au traitement leur infligé en terme de rémunération.

Les journaliers ne s’expliquent pas pourquoi 10 ans après, ils n’arrivent pas à signer un contrat  de travail. Quant aux engagés, ils réclament l’augmentation des salaires, car ce qu’ils perçoivent c’est le 1/10ème de ce que perçoit un fonctionnaire international venu de n’importe quel point du monde. Une accalmie peut naître des tractations engagées s’interroge ce journal qui répond en même temps : Rein n’est moins sûr tant que le pont du dialogue n’a pas été ébranlé. LA PROSPERITE qui termine par un optimisme écrit cependant : » l’espoir est donc permis ».

« Grogne à la Monuc : le personnel congolais dénonce le mauvais traitement salarial ». Tel est le titre que propose L’OBSERVATEUR qui en ce qui le concerne ajoute que parmi d’autres raisons de la manifestation de mercredi, il y a surtout le licenciement du personnel congolais de la Monuc moyennant une indemnité de sortie dérisoire, frisant même l’humiliation, le manque d’égard  pour des personnes ayant presté pendant plusieurs jours. Ils exigent en outre le départ de l’Administrateur Amadou Camara, accusé d’être à la base de plusieurs dysfonctionnements et autres discriminations à l’encontre du personnel congolais de la Monuc ?

A propos du verdict sur le procès Firmin Yangambi et consorts, « Firmin Yangambi condamné à mort », titre LE PHARE. Ses co- accusés  s’en tirent avec 20 ans de prison à perpétuité. Le jeune avocat et ses co-détenus  avaient été interpellés et mis aux arrêts à Kisangani le 27 septembre 2009. Au lendemain de leur interpellation, le gouvernement de Kinshasa affirmait que Me Yangambi convoyait une cargaison d’armes achetées à Kinshasa pour lancer un mouvement insurrectionnel contre le pays à partir de Kisangani, rappelle ce journal.

«Me Firmin Yangambi condamné à mort, le colonel Elia à perpétuité ». Ce titre est du journal LE POTENTIEL qui pour sa part note : «  Bien que la cour militaire ait déclaré que chaque prévenue a agi librement, elle a condamné Me Firmin Yangambi à la peine la plus lourde, en déclarant que ce dernier n’a pas droit aux circonstances atténuantes.

« Violences dans les assemblées : les domiciles des députés attaqués par des coups de feu ».  Ainsi titre à sa une LE PALMARES qui commente : « Le Maniema entre dans le cercle des provinces où les politiciens sont menacés par des adversaires. Ce journal explique par ailleurs: « de source bien informée, il nous revient que des membres de l’Assemblée provinciale du Maniema ont été victimes d’une attaque armée à leur domiciles respectifs. Aussi curieux que cela puisse paraître », écrit notre confrère,  tous ces députés figurent parmi les signataires de la motion de censure contre le gouverneur de province.

Ce journal relativise cependant les faits en soulignant : « Il n’y a pas lieu de s’inquiéter dans la mesure où aucune perte en vie humaine n’a été enregistrée », en relevant que les auteurs de ces troubles ne sont connus.

«Toujours à ce propos LA TEMPETE DES TROPIQUES titre : Maniema : les domiciles de trois députés attaqués par des hommes armés ». Ce journal constate lui aussi qu’il n’ y a pas eu de perte en vies humaines. Mais, signale-t-il, dans certaines habitations, portes, fenêtres et lits ont été touchés par des balles. TEMPETE DES TROPIQUES précise que le cachot de la Police nationale congolaise (Pnc) n’a pas été touché et que ces événements coïncident avec la présence dans ce lieu carcéral de comptable du gouvernorat, arrêtée pour disparition d’argent à la caisse.

B. Tsala/MMC


(BT/PKF)