Plusieurs sujets se disputent la manchette des journaux parus ce mercredi, entre autres, les cinq travaux d’Hercule de Joseph Kabila qui doit consolider les acquis de trois premières années de son mandat.
« Kabila se coupe en cinq ». C’est le titre qu’affiche AFRICANEWS dans sa livraison de ce mercredi. Pour ce journal, le chef de l’Etat vit le moment le plus crucial de sa vie politique avec, cette année, un quintuple agenda qu’il se doit d’exécuter sans failles.
En effet, 2010 est une année décisive : grandes épreuves pour Joseph Kabila qui doit, impérativement, travailler à la consolidation des acquis de trois premières années de son mandat, notamment la paix et l’ouverture diplomatique, à la poursuite du programme de reconstruction et l’accélération de la croissance économique, à l’amélioration du social de la population en s’appuyant sur l’assainissement du climat des affaires, l’opération Tolérance zéro, l’atteinte du Point d’achèvement et la stabilisation du cadre macro-économique ; l’organisation des élections de 2011 sans compter la préparation de sa propre campagne. Pas de temps de repos pour le chef de l’Etat qui s’est doté d’une équipe qu’il juge sans nul doute suffisamment rodée pour l’aider à atteindre ses objectifs.
LA REPUBLIQUE affirme qu’après leur aventure du week-end dernier, les Enyele ont été chassés de Makanza. La nouvelle a été annoncée par les autorités provinciales et confirmée par l’état-major de la 3ème région militaire. On parle des pertes en vie humaine du côté des assaillants mais le nombre exact des morts n’est pas encore précisé.
Les insurgés de la tribu Enyele avaient occupé la cité de Makanza sans le moindre coup de feu et n’ont trouvé aucune résistance sur leur chemin, se rendant ainsi maîtres du terrain conquis. Mais c’était sans compter avec la riposte des éléments des Fardc qui n’ont pas tardé de les déloger des positions qu’ils ont occupées.
« Sous le titre Laurent Nkunda toujours à genoux », LA PROSPERITE note qu’une année après sa détention à Kigali, au Rwanda, Laurent Nkunda, chef rebelle congolais, continue à faire parler de lui. Ses avocats ont saisi la Cour suprême de justice rwandaise pour solliciter la mise en liberté de leur client.
Ils avancent comme argumentaire que jusqu’à ce jour, il n’y a ni mandat d’arrêt émis, ni aucune inculpation prononcée contre Nkunda. L’un d’eux s’est même dit confiant de voir Nkunda incessamment libre alors qu’à l’audience de mardi, la Cour n’a pu examiner l’affaire, pour donner le motif réel de l’arrestation de ce général déchu.
Dans le même registre, L’AVENIR rapporte que les avocats de Nkunda accusent le chef d’état-major rwandais, James Kabarehe, d’avoir arrêté leur client pour rien.
Le confrère fait remarquer le silence étonnant des Ong qui ne font aucune pression sur Kigali afin que Nkunda soit rendu à son juge naturel pour répondre de ses actes criminels.
L’OBSERVATEUR consacre sa manchette à la réunion de suivi des accords de Goma. « L’absence du Cndp fait craindre le pire », souligne le confrère. C’est un véritable camouflet que le Congrès national pour la défense du peuple (Cndp) a infligé, vendredi 26 février 2010, à la partie gouvernementale, lors de la réunion du Comité national de suivi des accords de paix de Goma.
Prévue donc en cette matinée à Goma, chef-lieu de la province du Nord- Kivu, cette réunion n’a pas eu lieu. Le Cndp a préféré la boycotter, tout en exigeant la présence du président de cette structure qui n’est autre que Raymond Tshibanda, l’actuel ministre de la Coopération régional reconduit à son poste après le remaniement.
LE POTENTIEL, qui se penche sur le contrôle des minerais, voit « L’Afrique dans le piège américano-chinois ». Le quotidien de l’avenue Bas – Congo rapporte que dans un point de presse avec la presse étrangère à Washington, Johnnie Carson, sous- secrétaire d’Etat américain aux Affaires africaines a reconnu que « les Chinois voient d’énormes possibilités en Afrique ».
Professeur Omar Aktouf qui enseigne à HEC Montréal, au Canada, va plus loin dans son analyse en affirmant que « l’Occident est hostile à la pénétration chinoise en Afrique ». Il précise même que l’on assiste à « une première guerre américano-chinoise » en Afrique. Un affrontement ne serait pas du tout profitable aux Etats africains. Un éventuel vainqueur consacrerait le retour des « dictateurs ».
Théodore Ngangu/MMC
(CL/PKF)