Dans le cadre de la présidence annuelle belge du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, participe depuis hier lundi à Genève à l’ouverture de la 13ème session plénière de cet organe qui examine périodiquement la situation des droits de l’homme dans chacun des 192 Etats membres des Nations Unies.

A cette occasion, l’homme d’Etat belge a réaffirmé l’universalité des droits de l’Homme, assurant qu’ils étaient « indivisibles et communs à toutes les régions et cultures au monde ».

« La Déclaration universelle des droits de l’Homme est le texte le plus traduit au monde. C’est notre responsabilité commune de mettre ces droits en œuvre, tant sur le plan multilatéral, régional que national », a-t-il déclaré à l’ouverture de la session.

Vanackere a assuré le Conseil de l’engagement la Belgique à lutter contre toutes les discriminations, sous quelque forme que ce soit », citant en exemple sa « participation active » à la conférence de Durban contre le racisme de 2001 et sa conférence d’examen tenue l’an dernier.


Le chef de la diplomatie belge a toutefois mis en garde contre des « reculs » en matière de droits de l’Homme, qualifiant de « préoccupante » la tendance dans certains pays à criminaliser l’orientation sexuelle.

Vanackere a également insisté sur une autre priorité de la politique étrangère belge : le genre et les droits des femmes, alors que la communauté internationale va fêter en 2010 le dixième anniversaire de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité. « Nous devons saisir cette opportunité pour donner un nouvel élan à cette thématique et œuvrer à l’amélioration des droits des femmes dans les conflits armés (...)

Nous ferons progresser grandement la paix et les droits de l’Homme si nous parvenons à renforcer le rôle des femmes dans les décisions et les actions ayant trait au maintien de la paix et à la reconstruction post-conflit », a-t-il dit.

La Haut Commissaire aux Droits de l’Homme, la Sud-Africaine Navathem Pillay, a pour sa part précisé ses objectifs pour les deux prochaines années, plaçant en tête la lutte contre la discrimination, particulièrement raciale, sur la base des sexes ou de la religion et contre « ceux qui sont marginalisés ».

Lors de sa première visite au Conseil des droits, de l’homme depuis son entrée en fonction fin novembre, Vanackere a rencontré Mme Pillay, dont les services bénéficient d’un financement belge « relativement important ». La promotion des droits de l’Homme, « cela ne peut marcher que si cet organe dispose d’une pleine indépendance », a-t-il expliqué.

La Belgique préside durant un an, jusqu’en juin prochain le conseil des droits de l’Homme, comptant 47 membres et qui est depuis février 2006 l’organe intergouvernemental principal des Nations Unies sur toutes les questions touchant aux droits de l’Homme.

La 13ème session du Conseil des droits de l’Homme -la première de l’année et la plus importante politiquement- se penche jusqu’au 26 mars sur quelques « gros dossiers », comme la situation des droits humains en Corée du Nord et en Birmanie, en Palestine et dans les territoires palestiniens occupés par Israël, en République démocratique du Congo (Rdc) ainsi que probablement en Iran.

Elle examinera également la suite à donner au rapport de la commission du juge sud-africain Ri­chard Goldstone, qui avait été chargée par l’ONU d’enquêter sur la manière dont s’était déroulé le conflit, lors de l’opération militaire israélienne « Plomb durci » dans la bande de Gaza, du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009. Et la mise en œuvre de la conférence « Durban II » contre le racisme, dans laquelle le rôle de la Belgique a été salué par le G77, qui rassemble des pays en développement.

Lr/Belga/La République


(Tkm/HM/PKF)