L’Union du peuple congolais pour la révolution (Upcr), un nouveau groupe Maï-Maï, a capturé cinq combattants Fdlr. 7 autres combattants ont été tués après les affrontements d’Uvira.
Neuf personnes dont 2 civils et 7 FDLR ont été tirées et trois blessées à la suite d’affrontements entre les éléments Maï-Maï réfractaires à l’intégration et une coalition alliée aux FDLR sur le haut et moyen plateau d’Uvira, à cheval entre les territoires d’Uvira et de Mwenga au Sud-Kivu. Cinq autres combattants FDLR ont été capturés et se trouvent aux mains d’un nouveau groupe Maï-Maï, dénommé : UPCP (L’Union du peuple congolais pour la révolution).
Les affrontements entre les Maï-Maï et tes Forces républicaines et fédéralistes (FRF) se sont déroulés jeudi et vendredi précisément dans le secteur de Magunda à Mwenga et dans localité de Masangu en territoire d’Uvira, selon le général autoproclamé, Idi Amin, commandant du groupe de Maï- Maï réfractaires à l’intégration.
Les rebelles rwandais ont fui vers la localité de Lubumba, tandis que les FRF se sont retirés vers Kipuku, en territoire d’Uvira. Les civils blessés ont été évacués vers Minembwe, selon la même source. Le chef de l’UPCR n’exclut pas la possibilité de remettre les 5 éléments FDLR capturés pour leur rapatriement. Aucune source officielle n'a cependant confirmé ces informations, rapporte une source onusienne.
Les Maï-Maï invités à mettre fin au recrutement d’enfants soldats
La Coalition pour mettre fin à l’utilisation d’enfants soldats a invité la semaine dernière, au cours de la présentation de leur rapport intitulé, « le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats par les Maï-Maï une pratique profondément ancrée et persistance », les groupes Maï-Maï de mettre fin au recrutement d’enfants et de promouvoir leurs droits.
Elle a recommandé en outre à ces groupes armées d’honorer les engagements pris dans les actes d’engagement de Goma de janvier 2008 entre autres, celui de respecter le droit international humanitaire et des droits humains et de donner des ordres à leurs troupes qui sont encore actives pour que les personnes de moins de 18 ans ne scient pas recrutées.
La Coalition a invité le chef de ces groupes de permettre un accès total et sans conditions à la Monuc et aux agences de protection de l’enfance dans tous les camps ou autres installations, la vérification de l’âge de tous les individus et la libération de tous les garçons et filles de moins de 18 ans dans leur rang.
« Nous exhortons le gouvernement à mettre au point le plan d’action demandé par la résolution 1906 du Conseil de sécurité, et à collaborer avec la Monuc pour s’assurer que tous les enfants âges de moins de 18 ans sont identifies et libérés », a fait savoir, la directrice de cette coalition, Mme Victoria Forbes Adam.
Cette dernière a apprécié la libération de plusieurs milliers d’enfants soldats dans le cadre de l’intégration dans les rangs des Forces armées congolaises (FARDC) des Maï-Maï et autres groupes armés.
Le gouvernement Congolais pourrait réellement améliorer la situation simplement en appliquant sa propre politique et sa législation. Cela implique de mener des enquêtes et des poursuites judiciaires de manière systématique pour ceux qui recrutent et utilisent des enfants, a souhaité la rectrice de cette coalition.
« La Coalition pour mettre fin à l’utilisation d’enfants soldats » réunit des organisations nationales, régionales internationales en Afrique, Amérique latine, en Asie, Europe et au Moyen one dans le but de faire les plaidoyers en vue de renforcer les pressions sur les autorités sujet du bien-être des enfants surtout dans les milieux des conflits.
APA
(Milor/TN/PKF)