Au cours de sa première sortie publique le nouveau ministre des Finances a indiqué que la maximisation des recettes constitue un défi, un challenge qu’il compte faire avec tous les services qui relèvent de son ministère.
Fusion-réunion ou fusion-absorption, la Dgrad devait dans les tout prochains jours fusionner avec la DGI. En attendant la concrétisation du projet, le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, a promis de conclure un pacte de performance avec les régies financières pour plus de dynamisme dans la mobilisation des recettes.
Le ministre des Finances, Matata Ponyo Mapon, s’attelle déjà à imprimer sa marque dans les services relevant de sa tutelle, notamment les trois régies financières de la RDC (DGI, DGRAD et DGDA). Prenant en compte la pertinence des résolutions et recommandations issues de la conférence des directeurs de la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (Dgrad), le ministre des Finances a annoncé son intention de « conclure un pacte de performance, en termes d’objectifs et de moyens, avec la Dgrad, tout comme avec les deux autres régies financières ».
Une nouvelle dynamique se met en place au ministère des Finances. Ce n’est donc pas le fait d’un hasard que le nouveau ministre des Finances ait choisi la conférence des directeurs de la Dgrad pour sa première apparition en public. Le geste, a-t-il dit, compte et doit être interprété comme gage de sa détermination de mobiliser tous les services du ministère pour atteindre les objectifs attendus du ministère des Finances. « Pour nous, a-t-il indiqué, la maximisation des recettes constitue un défi, un challenge que nous comptons faire avec tous les services du ministère ».
Revenant sur les conclusions de la conférence des directeurs de la DGRAD, Matata Ponyo a promis « d’attirer l’attention du gouvernement de la République pour éliminer tous les facteurs négatifs qui gênent l’action de mobilisation des recettes », tout en assurant, a-t-il poursuivi, « un accompagnement certain dans la mise en œuvre des réformes de la Dgrad retenues dans le plan d’action de réforme des finances publiques ».
Dotée d’une « feuille de route pour 2010 » - synthèse de la série de recommandations de cette conférence des directeurs – le ministre des Finances a invité l’ensemble du personnel de la Dgrad à « une prise de conscience collective et une dynamique de l’action » pour relever le défi qui se traduit par des assignations de 294 milliards Fc attendues de la Dgrad pour l’exercice budgétaire en cours.
Engagement réciproque
Par un acte d’engagement signé entre le directeur général de la DGRAD, Jean Elongo Ongona, toutes les directions provinciales, les deux directions urbaines de la ville de Kinshasa ainsi que la direction de recouvrement, cadres et agents de la DGRAD ont promis de regarder dans la même direction pour « garantir la mobilisation des ressources » et répondre aux attentes du gouvernement.
Bien avant le ministre des Finances, le directeur général de la DGRAD s’est félicité de la qualité du travail abattu pendant les trois jours de la conférence. Pour sa part, il a pris l’engagement de mettre en œuvre les recommandations dont la mise en exécution relève de sa compétence, promettant de « tout faire pour que les instances supérieures, concernées par d’autres recommandations, prennent des décisions attendues d’elles ».
Mais, le grand pari que s’est fixé la DGRAD ne peut être relevé sans une réelle adhésion de la masse des fonctionnaires de la DGRAD. Aussi a-t-il appelé les cadres réunis à l’occasion de cette conférence à « plus de communications et de vulgarisation de toutes les mesures arrêtées afin que, sur le terrain, tout le monde parle le même langage ».
Dans la recherche des stratégies pour la maximisation des assignations budgétaires de l’exercice 2010, Jean Elongo a dit compter sur l’accompagnement du ministre des Finances. Dès lors, il s’est réjoui de sa présence autant à l’ouverture qu’à la clôture de cette conférence. « Elle (Ndlr : la Dgrad) sait qu’elle peut compter sur vous pour tout problème dont la solution se situe au niveau de la tutelle », a-t-il déclaré.
Du 24 au 26 février 2010, des directeurs de services centraux, urbains et provinciaux ont été conviés à l’hôtel Venus de la Gombe à la conférence des directeurs pour définir les stratégies à mettre en œuvre pour répondre aux assignations de 2010. Cette conférence a reçu mandat de proposer, non seulement, les stratégies devant permettre à la régie de relever le défi lui lancé par l’autorité budgétaire et de recouvrer les recettes prévues dans la loi budgétaire 2010, mais aussi et, surtout de réfléchir sur l’avenir des régies financières congolaises, en général et de la Dgrad en particulier, au regard des enjeux de modernité et du souci de renforcement de la coordination des administrations fiscales.
En attendant la fusion de la Dgrad avec la Direction générale des impôts (DGI), la conférence a dégagé des recommandations portant notamment sur : organisation structurelle et moyens (humains, matériels et financiers ; stratégies de mobilisation des recettes (globales et sectorielles) ; et réformes et perspectives d’avenir de la Dgrad.
Faustin Kuediasala/Le Potentiel
(Milor/TN/PKF)