A la Régideso, plusieurs usines ont été arrętées ŕ cause de pannes dues au manque des pičces de rechange, ŕ la vétustés des installations, ŕ la ruptures des stocks des produits de potabilisation de l'eau et en provinces par manque du carburant.
La Regideso se trouve dans une passe difficile ne lui permettant pas de couvrir les besoins de la population en eau potable. La sonnette d'alarme a été tirée la semaine derničre par le président du comité de comité de gestion provisoire de cette entreprise ŕ l'occasion de la célébration de la Journée mondiale de l'eau. Cette journée est célébrée le 22 mars de chaque année par la communauté internationale. Le numéro un de la Regideso a saisi cette occasion qui lui a été offerte pour attirer l'attention des décideurs politiques, des bailleurs de fonds et męme les consommateurs sur la situation alarmante que risque de connaître le secteur eau en milieu urbain et semi-urbain si rien n'est entrepris des ŕ présent.
L'opinion avertie se pose la question de savoir si l'interpellation de la Regideso sera entendue. Car les difficultés de cette entreprise se sont aggravées depuis le début de la derničre décennie ŕ cause de la rupture de la coopération internationale. Privée ainsi d'importants moyens financiers provenant de la coopération bi et multilatérale, la Regideso n'a pas réussi ŕ autofinancer son programme de réhabilitation et de développement. Beaucoup de chantiers destinés ŕ la réalisation des projets d'amélioration de la desserte en eau potable ont été fermés.
Plusieurs usines ont été arrętées ŕ cause de pannes dues au manque des pičces de rechange, ŕ la vétusté des installations, ŕ la rupture des stocks des produits de potabilisation de l'eau et en provinces par manque du carburant. Ces difficultés ont comme conséquence qu'une frange importante de la population n'a pas accčs ŕ l'eau potable. Comme le gouvernement ne maîtrise pas les statistiques, des chiffres différents ont été avancés sur la proportion de la population desservie en eau potable. Pour le ministre de l'Economie, des Finances et Budget, 43% de la population sont desservis en eau potable. Mais son collčgue du Plan qui préside le comité national d'action de l'eau et de l'assainissement estime ŕ 35% la population qui accčde ŕ l'eau potable.
La conséquence est fatale. La majorité de la population ne sait pas se ressourcer en eau potable et est exposée aux maladies d'origine hydrique. Si en provinces beaucoup de centres sont fermés, la Regideso recourt au rationnement pour couvrir les besoins en eau potable ŕ Kinshasa. Qui plus grave est, la détérioration de l'environnement et des ressources en eau qui alourdissent le coűt de traitement de l'eau. Les usines d'épuration d'eau sont envahies par des constructions anarchiques, tandis que le fleuve et les rivičres sont transformés en dépotoirs des immondices et en déversoirs des huiles de moteur, etc. Il faut ainsi des quantités énormes de produits chimiques pour le traitement de l'eau dans les normes déterminées par l'Oms.
En contrepartie, le prix de l'eau exigé ŕ la pompe par la Regideso est dérisoire contrairement aux chiffres erronés qui nous ont fait dire ŕ l'édition précédente que la facture d'eau en Rdc serait la plus élevée en Afrique. Pour les dix premiers m3 tranche dans laquelle se trouve la population la plus pauvre, le prix de l'eau de la Regideso est de 0,11 Usd le m3 contre une moyenne de 0,30 Usd dans beaucoup des pays africains au Sud du Sahara.