Si le réseau transport en commun est bien organisé, le nombre des véhicules personnels diminuera sensiblement parce que certains propriétaires préféreront prendre le bus au lieu de gaspiller de l’argent pour un transport individuel.
La création à court terme d’une nouvelle société de transport en commun dans la ville de Kinshasa, afin de résoudre les difficultés auxquelles les Kinois font face quotidiennement, est le plaidoyer présenté mardi à la paroisse Notre Dame de Fatima, dans la commune de la Gombe par un membre de la commission paroissiale des intellectuels.
Dans son exposé, Moïse Tshibangu, vice-président de cette commission, a déploré l’absence de l’organisation, de l’exploitation et de la gestion des transports de masse dans la capitale en estimant que seul, le gouvernement a une telle charge. Selon lui, le développement de la capitale peut partir du transport public, lequel ne doit pas constituer un frein à l’expansion économique.
Licencié en économie de l’Université de Mons en Belgique et réviseur d’entreprise, Moïse Tshibangu a précisé que la nouvelle société à créer pour permettre à la population de vaquer librement et dans des conditions acceptables à leurs occupations, à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit, devra commencer avec au moins 500 nouveaux bus. A moyen terme, il propose la création à Kinshasa d’une ligne de tramway.
A l’aide d’une maquette de nouvelles lignes de bus, l’orateur a insisté que ce domaine revient exclusivement à l’Etat. Il a évoqué différents problèmes qui se posent sur terrain à Kinshasa dans le transport en commun, allant de l’état des routes à celui des véhicules.
Il fait observer que par manque d’une organisation permanente et rationnelle des transports publics, les gens qui ont les moyens recourent aux transports individuels et familiaux que les bus pour ceux qui doivent aller au travail et créer l’abondance des biens.
Il en est arrivé à souligner que si le transport en commun est bien organisé, le nombre des véhicules personnels diminuera sensiblement parce que certains propriétaires préféreront prendre le bus au lieu de gaspiller de l’argent pour un transport individuel. La carte de la ville, les itinéraires, le nombre des bus, les communes sensibles, l’entretien des routes, sont aussi des sujets évoqués par Moïse Tshibangu.
ACP
(CL/PKF)