Selon lui, la descente inopportune dans cette localité de l’Administrateur du territoire de Tshikapa et sa suite pour faire descendre le drapeau national hissé à la résidence de M. Mande pourtant en détention préventive à Luebo, a déclenché ces incidents sanglants.
Quatre (4) personnes dont un militaire des FARDC (Forces armées de la République Démocratique du Congo) ont été tuées lors des événements sanglants survenus dernièrement à la localité de Mbuyamba, située dans le secteur Kasayi Lunyeka, territoire de Tshikapa, district du Kasaï, a reconnu mardi, à Kananga, le ministre provincial de l’Administration du territoire, Me Serge Bokele, à la plénière de l’Assemblée provinciale axée sur la question orale lui adressée par le député provincial Marcel Madila.
Me Serge Bokele a déploré à cette occasion, le comportement incivique des habitants de la localité de Mbuyamba à l’endroit de l’administrateur du territoire de Tshikapa pourtant en plein exercice de ses fonctions, en tuant délibérément un policier de sa suite.
Selon lui, ce conflit de pouvoir coutumier entretenu par un certain Mande qui tient à faire de son village le chef-lieu du groupement à cause la perte en vies humaines, des dégâts matériels et le déplacement des populations locales fuyant les représailles de la part des agents de l’ordre. Des mesures sécuritaires dont la création d’un poste provisoire de la PNC (Police nationale congolaise) dans cette contrée menacée par l’insécurité, a-t-il signalé, ont été prises à sa descente sur le lieu de l’incident.
De son côté, Marcel Madila, auteur de la question orale qui a présenté à la plénière le bilan de sept morts dont un militaire, a relevé les généralités soutenues par le ministre provincial de L’Administration territoriale sans aucun fait précis. Selon lui, la descente inopportune dans cette localité de l’Administrateur du territoire de Tshikapa et sa suite pour faire descendre le drapeau national hissé à la résidence de M. Mande pourtant en détention préventive à Luebo, a déclenché ces incidents sanglants.
Le principe de séparation de pouvoir permettant à la justice de dire le droit, a-t-il fait remarquer, ne doit pas empêcher l’organe délibérant de s’acquitter de sa mission en vue d’en savoir plus sur ce dossier important. S’estimant non satisfait par les réponses données par le ministre provincial Serge Bokele, Marcel Madila a promis de transformer sa question orale en une interpellation pure et simple.
ACP
(Milor/GM/PKF)