La session qui s’ouvre ce jeudi à Kinshasa du Conseil des ministres des Etats membres de la SADC a inscrit parmi les questions retenues à ordre du jour l’évaluation des progrès réalisés sur l’intégration économique régionale, l’établissement de la Zone de Libre Echange (ZLE)ainsi que le budget 2010 de cette communauté
C’est ce jeudi 25 février que s’ouvre, au Grand Hôtel Kinshasa (GHK) le Conseil des ministres des pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). Au cœur des discussions il est prévu l’examen du budget pour l’exercice financier 2009-2010, les progrès réalisés sur l’intégration économique régionale, l’application du système de quota dans le recrutement du personnel de la SADC, l’établissement de la Zone de Libre Echange (ZLE), les préparatifs de l’installation d’une Union douanière, la sécurité alimentaire, les difficultés rencontrées, etc.
A cette occasion, le ministre congolais de la Coopération internationale, Raymond Tshibanda N’tungamulongo et le Secrétaire exécutif de la SADC, Dr. Tomaz A Salomâo, ont conjointement animé mercredi au GHK un point de presse fixant l’opinion sur les enjeux de cette rencontre dans la capitale congolaise.
Pour le ministre congolais, cette réunion de la 2ème structure de la SADC se tient dans un contexte particulier lié à l’échec de la Conférence de Copenhague, mais aussi dans une période charnière de sortie de la crise économique mondiale, la plus grave qui ait frappé l’humanité depuis celle de 1939. Nos pays n’étant pas encore sortis de cette mauvaise passe, reconnaît Raymond Tshibanda, le Conseil des ministres s’emploiera à examiner l’état de la mise en œuvre de l’agenda de cette organisation supranationale, au moment où un de ses éminents membres, le président malawite, vient d’être élu à la tête de l’Union Africaine.
Pour sa part, Dr Tomaz A Salomao a indiqué que la session ministérielle actuelle de Kinshasa permet de traiter les questions liées au budget de fonctionnement de la SADC, à la facilitation de la connectivité, à l’accélération de la ZLE, au VIH/sida etc. Jusque-là, a-t-il souligné, les estimations chiffrées du budget de l’organisation prévoient entre 60 à 62 millions de dollars, dont la moitié sera payée par les Etats membres et l’autre proviendra des dotations des partenaires au développement.
La contribution des pays membres se ferra sur base d’une formule qui tient compte du Produit Intérieur Brut par habitant (PIB/hab.), ainsi que du nombre de la population. Pragmatique, le Secrétaire exécutif a balayé les inquiétudes de ceux qui pensent que la ZLE aura pour obstacle la différence des monnaies. Il rassure à cet effet que le principe simple du taux de change sera appliqué alors que l’instauration d’une monnaie unique sera le dernier maillon de la chaîne.
« D’abord, ça doit être le libre échange, puis le partage des revenus, en troisième lieu le marché commun qui sera suivi de l’Union monétaire (Banque centrale commune) pour finir avec la monnaie unique » a expliqué Dr. Tomaz A Salomao avant de conclure que la population totale de la SADC étant estimée à 250 millions d’âmes, l’objectif est donc d’atteindre un budget de 250 millions de dollars en raison de la contribution d’l dollar par citoyen. « Pour y arriver, il faut d’abord créer un environnement propice pour le développement car les gens doivent avoir les ressources... » a-t-il lâché.
Tshieke Bukasa/Le Phare
(TN/TH/DN/Yes)