Le nouveau ministre de l’ITPR est l'un des deux ministres provinciaux qui, avec le questeur de la chambre katangaise des représentant, doivent répondre de leur gestion à travers les motions qui étaient suspendus sur leurs têtes au moment où leurs auteurs se faisaient passer à tabac par des délinquants.
Des différents visages qui viennent de faire leur entrée au Gouvernement à la faveur du dernier remaniement, Fridolin Kasweshi se démarque. Certes, l'homme demeure inconnu de la majeure partie des Congolais, mais pas au Katanga.
Dans la capitale du cuivre, le nouveau ministre des Infrastructures, travaux publiques et reconstruction (ITPR) est reconnu comme étant dans son domaine. Ingénieur de formation, l'homme se retrouve dans son élément au niveau national, après avoir occupé les mêmes fonctions au Katanga.
L'image de transformation qu'affiche cette province suffit donc pour faire créditer Kasweshi d'une présomption de compétence en tant que manager.
Seulement, pour ceux qui ne le savaient pas, le successeur de Pierre Lumbi gagne Kinshasa en laissant une motion à l'Assemblée provinciale du Katanga. Il est, en effet, l'un des deux ministres provinciaux qui, avec le questeur de la chambre katangaise des représentant, qui doivent répondre de leur gestion à travers les motions qui étaient suspendus sur leurs têtes au moment où leurs auteurs se faisaient passer à tabac par des délinquants, entraînant la fermeture du bâtiment du 30 juin, siège de l'Assemblée provinciale, jusqu'à ce jour.
Loin de nous l'idée de mettre en cause Kasweshi et prononcer sa culpabilité, ce rappel consiste à relever que, dans le souci de laisser la possibilité à l'Assemblée provinciale de faire la lumière sur les faits mis à sa charge, il aurait été de bon aloi que le concerné fût épargné des charges du genre de ceux qui viennent de lui être confiées.
Même pour son image, l'aboutissement de la démarche de contrôle parlementaire aurait eu le mérite de le laver, éventuellement, de tous soupçons. Par la même occasion, la démarche parlementaire aurait donné une démonstration de l'effectivité de ses prérogatives et, par ricochet, tordu le cou aux rumeurs qui courent sur la passivité des Assemblées provinciales face à leurs Exécutifs.
Aujourd'hui, la soustraction de Kasweshi à ses responsabilités face aux représentants du peuple vient s'ajouter à la liste des cas qui attestent de cette impression de mise au pas des chambres des représentants à travers le pays.
Et au Katanga, Kasweshi est l'un des ministres provinciaux qui était sous le coup d'une motion de défiance.
A ce jour, José Makila, alors Gouverneur de l'Equateur, est le seul chef d'un exécutif provincial qui est tombé devant l'Assemblée provinciale.
Pour autant que les procédures d'interpellation puis d' « acquittement » des membres des exécutifs provinciaux respectent globalement les procédures.
Forum des As
(CL/PKF)