La France annonce qu’elle va organiser au printemps sur son territoire une conférence regroupant les pays de la région africaine des Grands Lacs et leurs bailleurs des fonds pour lancer des projets économiques conjoints susceptibles de favoriser la paix dans cette partie du monde.
Les pays des Grands Lacs et leurs bailleurs de fonds devraient se réunir au printemps en France pour lancer des projets économiques conjoints susceptibles de favoriser la paix dans la région, apprend-on mardi d’une dépêche de l’AFP reçue à Kinshasa, dépêche citant des sources proches de la présidence française. Selon la source, cette conférence devrait se dérouler en deux temps, le premier en mai entre les chefs d'Etat de la région des Grands Lacs, en marge du sommet France-Afrique prévu à Nice, et le second en juin au niveau ministériel avec «l'ensemble des bailleurs ». « L'idée, c'est que si on veut aider à surmonter les clivages politiques, les conflits dans cette région, il faut favoriser la coopération et l'intégration régionale », a précisé la source.
La France souhaite favoriser l'éclosion de « projets communs » entre ces pays en matière économique, notamment dans l'énergie, le développement agricole ou l'exploitation forestière, a indiqué la même source. Cette proposition « a fait l'objet d'une concertation avec les bailleurs, qui seraient associés à l'exercice et les Américains nous ont fait part de leur soutien », a également indiqué l'Elysée citée par l’AFP.
Le président français Nicolas Sarkozy avait évoqué pour la première fois cette conférence en janvier 2009 en appelant à une « nouvelle approche » de paix dans la région des Grands Lacs qui passait, selon lui, par un « partage », avec le Rwanda voisin, de « l'espace » et des abondantes « richesses » minières dont regorge « l'immense » République démocratique du Congo. Ces propos avaient provoqué une vive protestation à Kinshasa et contraint M. Sarkozy à en arrondir les angles devant les parlementaires congolais, lors de sa dernière visite officielle en RDC, en réaffirmant son attachement à « l'intangibilité des frontières » du pays.
ACP
(Tkm/DN/PKF)