Bernadette Tokwaulu est restée formelle: « Je n’ai fait aucune déclaration de reconnaissance d’un quelconque détournement survenu à la Snel. Ma lettre publiée dans le journal Congo News et pour laquelle je comparais ici a partiellement été reproduite », répondait ­elle à l’Omp de la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, a, titre de renseignant.

A ce jour, son Adg Daniel Yengo ainsi que son Adf Nicolas Muhiya sont accuses d’avoir détourné environ 15.000.000 USD. Cette somme avait été débloquée par Mag Energy pour l’exécution des travaux de réhabilitation du barrage Inga II B.


Pourtant, en son temps, l’Adga avait adressé une correspondance au Parquet général de la République dans laquelle elle aurait, selon les tabloïds qui l’ont publiée, reconnu ce détournement. Et cela est arrivé au moment où l’Adg et l’Adf étaient auditionnés au Casier judiciaire. C’est du reste une affirmation qu’a rejeté l’Adga Bernadette Tokwaulu Aena.

Pas facile d’être Bernadette Tokwau!u, surtout lorsque l’on se volt exigé de dévoiler ses intentions devant un tribunal déterminé à contraindre l’Adga de la Snel sur une question de détournement.

Voici un extrait de la correspondance de Tokwaulu ayant motive sa comparution : « Selon le rapport nous fait par l’Administrateur délégué général et Administrateur directeur financier sur ce crédit -celui loge à la BIC-, il leur serait reproché d’avoir détourné ce crédit pour l’affectation à des dépenses ne concernant pas le groupe 23 d’Inga 2.

Au regard du rapport et utilisation du crédit BIC en annexe, les paiements suivants n’entrent pas dans le cadre du groupe 23 d’Inga 2 et constitueraient un détournement de fonds : Corelec : USD 256.920,00 du 25.08.2008 pour les câbles MT, GB Bearing : USD 111.463,00 pour fabrication d’un pivot du groupe à mettre en service à la centrale « de Zongo ». L’OMP, femme elle aussi, n’était visiblement pas prête à lâcher prise. C’était le feu d’une femme contre une femme.

Une correspondance sujette a des doutes

A entendre Tokwaulu qui était prête à s’échauffer la bile au vu de la détermination de l’Omp, le but de sa lettre était d’informer. Et pas plus. Mais pour l’Omp, cette réponse est d’une simplicité tellement biblique qu’il a refusé de s’en contenter.

Seulement, cette femme en toge s’est dite sidérée de constater qu’il immédiatement après l’arrestation de l’Adg Ct de l’Adf de la Snel, l’Adga a adressé cette correspondance au Président de la République  au ministre de la Justice au ministre du Portefeuille et au Parquet où l’Adg et l’Adf étaient écroués.

C’est à maintes reprises que cette femme en toge est revenue sur sa question cruciale, celle de connaître de quelles intentions était animée Tokwaulu, lorsqu’elle adressait cette correspondance au Parquet et ce, au moment où cette instance judiciaire cherchait à obtenir des éclaircissements sur l’accusation de détournement mise à charge des deux prévenus.

« Dans ma lettre, j’ai écrit que ces paiements constitueraient un détournement de fonds et non constituent un détournement de fonds », a-t-elle souligné. A voir l’attitude de l’Omp qui a eu du mal à dissimuler son insatisfaction, cette énième réponse de Tokwaulu compte pour du beurre. Et elle a fait part au tribunal de son regret de constater que Tokwaulu évite de répondre à sa question.

Le tribunal lui a alors accordé de revenir sur le renseignant. C’était donc devenu la croix et la bannière pour l’Adga. Cette fois, l’Omp est parti d’un exemple pour donner matières a réflexion à Tokwaulu : « vous apprenez que votre fils est arrêts pour une affaire de vol, et vous informez la police que l’acte pose par votre fils constituerait un vol.

Est-ce la une attitude responsable que devrez adopter une mère? Quelles idées aviez-vous alors derrière la tête en écrivant au Parquet ? ». L’Adga ne s’est pas contredite, confirmant avoir informé les autorités du pays en tout bien tout honneur. Malgré cela, l’Omp n’a visiblement pas cru l’Adga qui disait avoir écrite sans mauvaises intentions.

Soucieux de puiser dans le tréfonds de l’Adga, un des juges veut connaitre davantage sur les relations tant professionnelles que personnelles que le renseignant entretient avec l’Adg et l’Adf. Sur le plan professionnel, l’Adga indique que tout va bien, mais s’abstient d’évoquer la nature de ses relations personnelles avec eux. A chacun de tirer ses conclusions.

Africanews


(Ern/CL/PKF)