Selon un rapport publié par l’Oms, environ 600.000 personnes meurent chaque année dans le monde à cause du tabagisme et sa nocivité est plus que le Vih/Sida, la tuberculose et le paludisme.
L’OMS a choisi d’axer le rapport sur les environnements sans tabac en raison de la nocivité du tabagisme passif, qui provoque environ 600 000 décès prématurés par an, d’innombrables maladies invalidantes et des pertes économiques annuelles qui se chiffrent en dizaines de milliards de dollars.
Chaque année, le tabac tue plus de cinq millions de personnes – plus que le VIH/Sida, la tuberculose et le paludisme réunis. Si les tendances persistent, le tabagisme pourrait tuer plus de huit millions d’individus par an d’ici 2030, et jusqu’à un milliard au 21ème siècle. C’est ce qu’indique le rapport publié en 2009 par l’OMS sur l’épidémie mondiale de tabagisme.
Ce deuxième rapport sur l’épidémie mondiale de tabagisme met un accent particulier sur les espaces non fumeurs, car un décès lié au tabac sur dix est dû au tabagisme passif. Selon le rapport, la création d’espaces intégralement non fumeurs est le seul moyen de protéger les individus des effets nocifs du tabagisme passif.
Le rapport a également mis en exergue les lois imposant une interdiction totale de fumer ne couvrant que 5,4 % de la population mondiale.
Il suit, en outre, l’évolution de la situation et donne ainsi aux gouvernements et autres parties prenantes l’information nécessaire pour concevoir leurs interventions.
Selon le communiqué publié à cette occasion, il ressort de ce rapport qu’en 2008, les lois imposant une interdiction totale de fumer ne couvraient que 5,4 % de la population mondiale, contre 3,1 % en 2007. Cela représente une augmentation de 154 millions du nombre de personnes qui ne sont plus exposées aux effets nocifs de la fumée du tabac sur leur lieu de travail, dans les restaurants, dans les bars et à l’intérieur d’autres lieux publics. Il s’agit déjà de 17 pays. Mais le nombre reste insignifiant. « Malgré les progrès accomplis, le fait que plus de 94 % de la population ne soit toujours pas protégée par une législation interdisant totalement de fumer montre que beaucoup reste à faire », a déploré le sous-directeur général de l’OMS chargé des maladies non transmissibles et de la santé mentale, le Dr Ala Alwan. Et d’ajouter : « Il faut agir d’urgence afin d’éviter les décès et les maladies causées par l’exposition à la fumée du tabac».
Il insiste sur le fait qu’il n’existe pas de seuil au-dessous duquel le tabagisme passif est sans danger. D’où le rapport de l’OMS sur l’épidémie mondiale de tabagisme 2009 est un document essentiel.
En somme, le rapport indique que le tabagisme, qui fait plus de cinq millions de victimes par an, reste la première cause évitable de décès. Si aucune mesure n’est prise d’urgence pour endiguer l’épidémie de tabagisme, le nombre annuel de décès pourrait atteindre 8 millions d’ici 2030. Plus de 80 % de ces décès prématurés surviendraient dans les pays à revenu faible ou intermédiaire – c’est-à-dire précisément là où il est le plus difficile d’atténuer les effets de l’épidémie et où ces énormes pertes qu’elle provoque sont les plus difficiles à supporter.
Il convient de souligner que ce rapport porte en particulier sur l’article 8 de la Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac, relatif à la protection contre l’exposition à la fumée du tabac.
Le Potentiel
(SM/PKF)