L’Organisation mondiale de la santé (Oms) estime que les faits et les chiffres sur l’obésité ont atteint 2,6 millions des proportions d’une épidémie mondiale et représentent une menace sérieuse en matière de santé publique.
Dans un communiqué de presse de l’Organisation Mondiale de la Santé, OMS en sigle, les faits et chiffres sur l’obésité ont atteint les proportions d’une épidémie mondiale, 2,6 millions de personnes au moins décédant chaque année du fait de leur surpoids ou de leur obésité.
Problème autrefois réservé aux pays à revenu élevé, l’obésité existe aussi désormais dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Les gouvernements, les partenaires internationaux, la société civile, les organisations non gouvernementales et le secteur privé ont tous un rôle essentiel à jouer pour contribuer à prévenir l’obésité.
L’obésité est l’état d’une personne ou d’un animal, souffrant d’une hypertrophie de la masse adipeuse1, qui se traduit par un excès de poids, réparti de façon généralisée dans les diverses zones grasses de l’organisme.
L’obésité humaine a été reconnue comme une maladie en 1997 par l’OMS. Cette organisation définit « le surpoids et l’obésité comme une accumulation anormale ou excessive de graisse corporelle qui peut nuire à la santé ». Sa prévention est un problème de santé publique dans les pays développés. Elle peut avoir des répercussions importantes sur la santé de l’individu.
Cette maladie multifactorielle est considérée aujourd’hui par abus de langage comme une pandémie, bien qu’il ne s’agisse pas d’une maladie infectieuse. L’obésité est un problème de santé qui, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), atteint des proportions endémiques dans le monde et représente une menace sérieuse en matière de santé publique. L’obésité se définit comme une surcharge pondérale de 20 % ou plus du poids d’une personne.
Pour vérifier si l’obésité nous guette, il existe une formule mathématique permettant de mesurer le tissu graisseux ou l’indice de masse corporelle (IMC ou BMI pour Body Mass Index). Il s’agit de diviser le poids en kilos par la taille en mètres carrés (kg/m2). Le résultat normal varie entre 20 et 25. Un résultat qui se situe entre 25 et 30 laisse entrevoir un embonpoint. Au-delà de 30, l’individu est obèse. Dès 27, l’excès de poids est associé à des symptômes variés ainsi qu’à une augmentation de diverses maladies et de la mortalité. L’obésité est une maladie complexe pour laquelle intervient toute une série de facteurs. Il est encore difficile d’établir de façon claire et précise ce qui en est à l’origine. Hérédité.
Dans 25 % des cas, on sait que l’obésité est de nature héréditaire. Si l’un des deux parents est obèse, l’enfant a un risque sur deux de souffrir d’obésité. Si les deux parents le sont, ce taux monte à 80 %. Mais il ne dépasse pas 10 % si les deux parents ont un poids normal. Troubles métaboliques. Dans plusieurs cas, l’obésité est causée par une augmentation du taux d’insuline dans le sang (hyperinsulinisme). En produisant trop d’insuline, le corps diminue sa production de chaleur (thermogenèse). Le résultat est qu’au lieu d’être transformés en chaleur par les muscles, les aliments consommés deviennent des graisses. C’est pourquoi certains individus peuvent consommer entre 3000 et 4000 calories par jour, sans prendre de poids, alors que d’autres engraissent à vue d’œil, en absorbant la même quantité. Habitude alimentaire et inactivité.
L’excès de graisses qui caractérise l’obésité peut aussi être causée par un déséquilibre entre l’absorption de calories et leur utilisation. Afin d’éviter de prendre du poids, il est essentiel de maintenir un équilibre entre l’apport énergétique et la dépense d’énergie. Pour conserver un poids idéal, on devrait consommer en moyenne entre 1800 et 2000 calories par jour et pratiquer une activité physique de façon régulière. Ralentissement métabolique. Certains facteurs contribuent à ralentir le métabolisme et, par le fait même, à favoriser le stockage des graisses. Les régimes amaigrissants trop stricts, le vieillissement, les perturbations hormonales causées par la ménopause ou l’arrêt du tabac sont parmi ces facteurs. Une personne qui cesse de fumer voit, par exemple, son métabolisme ralentir de 7 %.
Troubles psychologiques
Une dépression grave peut, par exemple, entraîner un gain pondéral important par un abus de nourriture si la personne présente déjà une prédisposition à souffrir d’obésité. Certains médicaments. La pilule contraceptive, l’hormonothérapie, certains médicaments pour traiter l’arthrite, la dépression, l’anxiété, la schizophrénie et, de façon générale, les médicaments qui peuvent affecter l’humeur et les émotions, peuvent entraîner un gain de poids. Certaines maladies un mauvais fonctionnement de la glande thyroïde et le diabète, par exemple, sont souvent associés à l’obésité.
L’Avenir
(SM/PKF)