Lorsque le marché parallèle pénalise les disquaires kinois
kinshasa, 18/02/2010 / Culture
D’après un mélomane, les gens consomment plus des œuvres piratées suite du pouvoir d’achat de la population. Le prix d’achat d’un CD, selon lui, n’est pas à la portée de tout congolais. Actuellement, un CD piraté peut se négocier à 1000 FC, alors qu’un CD coûte 20$ et une K7 revient à 5$.
La piraterie des oeuvres musicales est encore loin d’être éradiqué en RDC. Le phénomène bat son plein sur le marché du disque kinois où il alimente le marché parallèle. Les œuvres piratées des artistes musiciens congolais s’y vendent mieux par rapport au circuit normal de la vente des disques.
D’où l’inquiétude des disquaires qui se plaignent du fait que les mélomanes préfèrent plus acheter les œuvres piratées.
L’avenue Victoire située entre les communes de Kasa-Vubu et Kalamu est une des artères le plus fréquentée par les mélomanes parce qu’elle regorge des maisons de disque. Cependant, le marché parallèle des œuvres discographiques sur Victoire commence à intéresser de plus en plus les amoureux de la bonne musique.
«Les gens préfèrent maintenant acheter les œuvres discographiques piratées qui sont étalés dans la rue au lieu de nous fréquenter directement », se plaint un disquaire de la maison Socrate music. Ce dernier ajoute que la vente des albums des artistes musiciens connaît une baisse suite à l’arrivée en grande quantité des œuvres piratées provenant, selon lui, de la Chine. Du coût, poursuit-il, les disquaires sont paralysés.
D’après un mélomane, les gens consomment plus des œuvres piratées suite du pouvoir d’achat de la population. Le prix d’achat d’un CD, selon lui, n’est pas à la portée de tout congolais. Actuellement, un CD piraté peut se négocier à 1000 FC, alors qu’un CD coûte 20$ et une K7 revient à 5$.
Le circuit de la piraterie occasionne un manque à gagner pour les artistes musiciens congolais. La Société nationale d’éditeurs, compositeurs et auteurs (Soneca) en liquidation est en difficulté de payer les droits d’auteurs des artistes.
Le gouvernement par le biais du ministère de la Culture et Arts, doit tout faire pour mettre en place une nouvelle société des droits d’auteurs, et en même temps proposer des pistes de solution concrètes pour éradiquer la piraterie.
Une des solutions pour vaincre ce fléau consisterait, selon un observateur, à installer une grande industrie du disque au pays et réduire le prix des supports discographiques pour les rendre accessibles à tous les Congolais.
Dieumerci Mayambi/Forum des As
(Tkm/BT/TH)
Last edited: 18/02/2010 15:50:20