­Soixante treize Congolais de la RDC sont expulsés de Brazzaville, capitale de la République du Congo (RC), depuis la reprise de ces opérations, dans ce pays voisin, il y a une semaine.

Suspendues en septembre 2009, après une concertation entre les autorités de deux pays frères, ces opérations ont repris à la grande désapprobation des observateurs avisés à Kinshasa où l’on a accueilli jusqu’ici 73 personnes dont 26 mercredi le 10 février 2010, 16 jeudi, 14 vendredi et 17 mercredi 17février 2010.

Déprimés, ces expulsés dont l’âge varie pour la plupart entre 19 et 30 ans et parmi lesquels on compte jusqu’ici 10 filles, ont déclaré avoir été arrêtés dans la rue, battus et dépossédés de leurs biens.

Selon l’immigration du Congo/Brazzaville, ces expulsés ont été arrêtés pour séjour irrégulier. En août dernier, le gouvernement congolais qui avait déploré les expulsions dans des conditions inhumaines des Congolais de l’Angola et du Congo/Brazzaville, avait décidé, au cours d’un conseil des ministres, de réciproquer et d’expulser tous les Angolais et Congolais de Brazzaville en séjour irrégulier en RDC.

Mais au terme des assises qui avaient réuni les experts de la Commission spéciale de Coopération (COSPECO), une structure créée dans le cadre du jumelage entre Kinshasa et Brazzaville, il avait été décidé de suspendre durant trois mois des expulsions des Kinois et Brazzavillois en situation irrégulière dans les deux capitales les plus rapprochées du monde.

Les experts de la commission avaient soumis à l’appréciation des autorités de deux Congo, un plan d’action visant plusieurs objectifs notamment recensement des ressortissants de la République Démocratique du Congo vivant au Congo/Brazzaville et vice versa ainsi que la sensibilisation des populations sur le retour volontaire.

ACP


(Milor/DN/GW/PKF)