En septembre 2010, Brass’Art est invité dans une résidence de travail à Ouagadougou, Burkina Faso, pour représenter les deux Congo dans cette rencontre où sont associés les délégués du Sénégal, Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire.
Implanté dans la commune de Lemba, au siège de la Compagnie Marabout Théâtre sur l’avenue Karonge, le groupe folklorique Brass’Arts suscitent curiosité.
Détenteurs d’environs 90 instruments de musique en vogue dans les milieux ruraux de la République démocratique du Congo et du Congo-Brazzaville, ses artistes font la promotion de la musique traditionnelle en recourant aux richesses culturelles des deux rives.
Chanteurs, danseurs et percussionnistes, les sept artistes de Brass’Arts manipulent à merveille les instruments de musique qu’ils ont glanés dans plusieurs contrées des deux pays et d’autres qu’ils ont fabriqués en se servant de matériels de récupération.
Dans leurs gibecières, on retrouve aussi bien la guitare basse, la guitare rythmique, la batterie, que le tam-tam, le balafon, le djembe, le madimba, les castagnettes, les cornes d’animaux, le balai, les bouteilles...
En spectacle tout comme pendant les répétitions, le public est captivé par la diversité de sons qu’ils arrivent à produire : cris d’animaux, vol des oiseaux, clapotis des vagues, souffle de vent... Les spectateurs se sentent aussitôt plongés dans un environnement sauvage, dans un milieu où la nature s’exprime à son aise.
Un groupe des polyglottes
Se voulant original, le Brass’Arts fait de toutes les langues son patrimoine. Soudés à travers ce groupe depuis sa création en mars 2006, les artistes congolais des deux rives déclament des poèmes et chantent en swahili, en lingala, en kikongo, en tshiluba, en pende, en mongo; en teke, en lari, en mboshi, en français, en anglais, en portugais, en espagnol...
Selon Sylvain Scafio, initiateur et directeur artistique du groupe, Brass’Arts est constitué d’artistes polyglottes venus de plusieurs contrées de la région.
Toko Muanda et Gisèle Luzolo Maleso sont originaires du Bas-Congo, Yves Mafolo et Price Sukadi du Bandundu, Noëlla Kakule du Nord-Kivu, tandis que Jean-Marie Matoko est lari du Congo-Brazzaville comme l’initiateur du groupe.
Au total, cinq hommes et deux dames. Tout le monde joue, chante et danse.
Lutter pour un brassage culturel
« Notre objectif est de lutter pour un brassage culture sans distinction de nationalité, de race et moins encore de sexe », commente Sylvain Scafio.
Détenteur d’un baccalauréat aux humanités littéraires, façonne dans une école des Beaux arts au Congo-Brazzaville, le porte-étendard de Brass’Arts est fier du succès de son groupe au Togo et au Bénin où ces artistes ont été invités pour agrémenter le Festival de Théâtre de Fraternité (FESTHEF) du 18 au 28 décembre 2009.
En septembre 2010, Brass’Art est invité dans une résidence de travail à Ouagadougou, Burkina Faso, pour représenter les deux Congo dans cette rencontre où sont associés les délégués du Sénégal, Burkina Faso et de la Côte d’Ivoire.
Yves Kalikat/Forum des As
(Tkm/BT/PKF)