La RDC est sur la liste noire de l’OACI à la suite de nombreux cas de crashs enregistrés par les aéronefs battant pavillons congolais. Une telle situation doit interpeller les élus du peuple actuellement en vacances parlementaires. De sorte qu’ils inscrivent le projet de loi sur l’aviation civile à l’ordre du jour de la prochaine session ordinaire.

Les députés sont en vacances parlementaires depuis le week-end dernier. Nombreux se préparent à rejoindre leur base, afin de collecter les données pour la prochaine session prévue en mars prochain.

Déjà des échos qui nous parviennent signalent que le projet de loi portant organisation, administration et réglementation de l’aviation civile pourrait être de nouveau soumis à l’attention des parlementaires afin de mettre fin à « l’embargo » dont la RDC est l’objet dans le secteur.

La République démocratique du Congo est sur la liste noire de l’OACI à la suite de beaucoup d’incidents enregistrés par les aéronefs battant pavillons congolais. L’autorité de l’aviation civile (AAC), chargée de promouvoir, de réglementer et de contrôler toutes les activités pouvant concourir au développement de l’aviation civile est dépitée à la suite de nombreux crashs et mises à l’écart des sociétés d’aviation congolaises.

Cette autorité compétente en matière de sûreté de l’aviation civile reste impuissante, à cause de l’absence de cette loi, alors que la RDC a déjà signé, depuis plusieurs décennies la Convention de Chicago qui l’a préparée à se doter d’un cadre légal d’intervention qui permet à l’Etat de sécuriser les passagers, les biens et de prendre en charge le personnel sur le sol.

Dernièrement, le directeur général de l’Autorité de l’aviation civile, M. Fortunat Richard Nyanguile, a souligné lors d’un entretien avec la presse que « cette sécurité a un prix : réglementer le secteur et mettre en place un cadre législatif, une loi pour rassurer la population toute entière et les partenaires internationaux ». Pour le moment, il n’y a pas cette loi qui doit obliger tout le monde à respecter les normes et politiques internationales conformément à la Convention de Chicago de 1944, a-t-il renchéri.

Or, a-t-il ajouté, sans la loi votée et promulguée selon la Convention de Chicago, la RDC va demeurer sur la liste noire de l’Organisation internationale de l’aviation civile et privera le pays de nombreux avantages qu’il pouvait jouir en tant que membres de la COSCAP ; organe de coopération régionale qui a pour mission d’assurer et de garantir la sécurité de transport aérien des pays de la SADC.

Il a invité les parlementaires de s’approprier ce projet de loi comme ils l’ont fait avec la loi sur l’OHADA afin d’améliorer le climat des affaires.  Il appartient aux députés en vacances d’intérioriser cette interpellation pour qu’à la prochaine session ordinaire que le projet de loi sur l’aviation civile soit inscrit à l’ordre du jour de la session.

Louis-Paul Eyenga Sana/Le Potentiel


(Milor/DN/GW/PKF)