L’application de la Réforme des entreprises publiques est à l’ordre du jour à la société RVM où ce programme de mutations dans laquelle s’investit avec détermination son dynamique Adg Robert Mbuinga sert nettement de modèle de transformation des unités de production dont le gouvernement tient à rendre les activités plus rentables, plus performantes et plus profitables pour le pays.
Constat de remarquable bonne conduite de la réforme de la société Régie des voies maritimes (RVM) par son principal gestionnaire en la personne de l’Adg Robert Mbuinga qui se montre particulièrement conscient de la bonne application qu’il lui revient d’assurer de la transformation de cette entreprise jusqu’ici à caractère strictement technique en une unité commerciale telle que voulue par le gouvernement qui a initié en ce sens sa mutation pour plus de performance et de rentabilité.
Le changement que le gouvernement par le truchement du ministère de tutelle du Portefeuille est occupé à imprimer à la RVM dans le cadre de la Réforme des entreprises publiques à l’ordre du jour a visiblement trouvé le répondant qui convient déjà au sein de cette importante unité de production généralement appelée la « Gécamines du Bas-Congo ». Il est essentiel en fait que les gestionnaires internes des entreprises concernées par la réforme comprennent d’abord eux-mêmes et s’imprègnent de la transformation visée, sans rechigner comme seraient tentés de le faire des réfractaires incapables de s’adapter à la salutaire métamorphose entrevue par les pouvoirs publics.
Profil bas pour les détracteurs confondus !
Il y a ensuite la bonne méthode de cette application de la réforme exigeant un doigté sans faux pas, parce qu’il s’agit de ne point louper le processus de transformation. Les gestionnaires appliquant la mutation sont condamnés à réussir. La manière dont s’y prend la direction de la RVM atteste ce doigté. L’observation de sa conduite de la réforme le prouve effectivement.
Depuis que la RVM est entrée dans la phase exécutoire de sa transformation, rien ne paraît laissé au hasard par l’Adg Robert Mbuinga qui, se jetant au four et au moulin, n’hésite pas à suivre tous les aspects qui entrent en ligne de compte dans la réussite de la mutation recherchée. Il a d’abord lutté contre les mauvaises langues de l’intérieur comme de l’extérieur de la société voulant torpiller la réforme présentée comme mal venue. A ce propos il faut signaler sa bataille contre les détracteurs logés jusqu’à la représentation nationale et qui ont orchestré une ténébreuse machination de torpille s’autorisant la licence de faire croire que l’acquisition du navire Ngole Iliki par la RVM en prévision de la diversification de ses activités était une mauvaise affaire. La démonstration du contraire par l’Adg Robert Mbuinga a été magistrale et les frustrés ont été dissuadés dans leurs attaques pour finalement adopter profil bas.
Mais ce n’était pas tout. Il a fallu encore batailler de plus belle à l’intérieur de l’entreprise en démontrant aux travailleurs le bien-fondé de la réforme et tout l’intérêt que tout le monde est appelé à en tirer. A cette seconde phase de faire accepter le changement, l’Adg s’est aussi montré pugnace en descendant lui-même sur l’arène. Se dépouillant des habitudes de ses prédécesseurs qui ne s’intéressaient pas aux réalités les travailleurs dans les chantiers de l’entreprise, l’Adg Robert Mbuinga a tenu, lui, à les affronter à tous les niveaux de service où ils s’activent, dans les bureaux comme dans les ateliers. Cette sensibilisation à l’usine de l’entreprise l’a dernièrement mis face-à-face notamment avec tous les agents subalternes de la société.
En prévision donc de la transformation de la Régie des voies maritimes en société commerciale l’Adg Robert Mbuinga vient, en effet, d’effectuer une tournée de sensibilisation des agents à travers différents sites. En première étape il s’est rendu personnellement au Chantier naval de la Régie des voies maritimes à Boma. Là le numéro 1 de la RVM a appelé les agents à intégrer la nouvelle vision de la société commerciale.
Nouvelles opportunités ouvertes à explorer et rentabiliser !
Le numéro 1 de la RVM n’a de cesse à stimuler son personnel au travail consciencieux qu’exige la nouvelle forme diversifiée des activités assignées à la société par la réforme. Par exemple plus question de flagornerie au service. « Huit heures de travail et non huit heures au travail, afin de rendre compétitive la nouvelle société qui va naître des cendres de la RVM », tenait à marteler chaque fois l’Adg aux agents qu’il retrouvait dans leurs ateliers.
Robert Mbuinga ne se lassera aussi d’instruire ses interlocuteurs des opportunités d’affaires à la potée de leurs mains. En dehors de sa mission traditionnelle d’aménager les voies de communication maritimes, la RVM nouvelle version se propose, en effet, de déployer plusieurs autres activités lucratives, en l’occurrence : ouverture de son quai de service au trafic, le nettoyage de la ville, ouverture de son chantier naval aux tiers, le lancement des activités de cabotage et aussi la mise en service de la partie pêche contenue dans le bateau multifonctionnel Ngole Iliki.
La tournée de conscientisation est intervenue juste après la célébration du 39ème anniversaire de la RVM, occasion trouvée plus propice encore par l’Adg Robert Mbuinga pour revenir sur le bien-fondé de sa tournée au chantier naval. « Nous allons continuer à prester, à faire les activités de mission de service public qui sont les nôtres dans le bief maritime et dans la mer territoriale. Mais nous allons introduire aussi de nouvelles activités. Beaucoup parmi celles-ci sont déjà en train d’être réalisees aujourd’hui dans les différents ateliers, mais maintenant elles sont faites en interne. J’ai essayé de sensibiliser tous et chacun par rapport à cette nouvelle vision, par rapport à cette nouvelle situation »
Sortir de l’ornière du dépérissement !
Pour bien marquer l’attention qu’il convient d’accorder à chaque main contributrice à l’essor de l’entreprise, l’Adg Robert Mbuinga tenait à se rapprocher de tous les travailleurs par un contact direct avec eux. Il exprimera cette attention dans un assouvissement presque chaleureux avec ce personnel qu’il tient en grande considération. « Le chef ne peut pas se contenter de gérer l’entreprise, déclarera-t-il, sur base des documents, des papiers. Il gère des hommes, il faut qu’il aille les voir, il faut qu’il soit là où ils travaillent, de sorte qu’ils peuvent lui dire ce qui va, ce qui ne va pas, quelles sont leurs préoccupations, et alors ensemble nous essayons d’apporter des solutions ».
Cette expérience de la mise en train de la réforme au sein de la RVM est un admirable cas de bonne application du changement préconisé dans le cadre de la transformation des entreprises publiques. Elle mérite d’être épinglé pour servir sinon de modèle, du moins ne serait-ce que d’édification de la mutation initiée à juste titre par le gouvernement, pour mieux rentabiliser ses unités de production qu’il était urgent de sortir de l’ornière de blocage sinon de dépérissement que tout le monde n’a cessé de déplorer.
Daniel Nzuzi Muanda/MMC
(DN/Yes)