Le coordonnateur de Atelier théâtr’action (ATA), José Bau a procédé à une sensibilisation dans le district du Tshangu plus particulièrement dans la commune de Kimbaseke depuis le 14 janvier. Celle-ci prend fin aujourd’hui 15 février avec comme but de lutter contre la transmission du VIH/sida dans cette commune.

Cette campagne de sensibilisation au milieu des jeunes avait pour objectif de ramener les jeunes à comprendre les risques qu’ils courent pour être victime du Vih/sida.

La population, à travers des pièces des théâtres et des projections cinématographiques, a été bénéficière, telle est l’option prise par l’Atelier Théâtr’Action (ATA) pour lutter contre la transmission du VIH/Sida à Kimbaseke, une des contrées les plus peuplées de Kinshasa. Facile à comprendre la démarche de la structure culturelle ATA. Le théâtre et le cinéma restent les activités culturelles les plus suivies de la population kinoise.


" Il y a pas mal des gens qui sont victimes du VIH/Sida tout simplement parce qu’ils demeurent dans l’ignorance", a expliqué le Coordonnateur de l’ATA, José Bau. Kimbaseke, une banlieue où la coupure du courant est devenue intempestive, l’ATA s’est engagé de livrer ses spectacles d’un quartier à autre en faveur du public. Dans le mot du coordonnateur a-t-il souligné " Jeunes, ne devenez pas père ou mère très tôt" tel est l'intitulé de la pièce retenu au cours de ce tournoi communal.

L’histoire relatée dans le texte, concerne une jeune lycéenne qui s’est laissé emporter par les mauvais comportements de ses collègues au détriment de son éducation familiale. Le temps passe et la jeune élève ne sait plus revenir à la raison. Conséquence, elle tombe enceinte prématurément. Le reste de sa vie est compromis. D’abord, elle perd ses études. En suite son copain, auteur de la grossesse est porteur du VIH/Sida, après un vagabondage sexuel.

La jeunesse au centre. C’est pour lutter contre l’état d’ignorance sur le VIH/Sida dans lequel sont plongé les kinois en général et la population de Kimbaseke en particulier que l’ATA a pris cette initiative. Les rapports sexuels, grossesses indésirées, les avortements figurent parmi les thèmes abordés pour épargner la communauté du fléau contre la santé humaine. Les plus visés de la couche sociale par l’action d’ATA, sont les jeunes qui sont les plus exposés au VIH/Sida. "La pièce interpelle tous en tant que parents de savoir gérer et assurer l’éducation sexuelle de nos enfants", a expliqué le bourgmestre de Kimbaseke lors de l’ouverture de ce lancement. Après chaque activité théâtrale ou cinématographique, un débat sur les causes et les conséquences de la maladie a été organisé à l’intention de la communauté.

Appuyé financièrement par la Fondation hollandaise (NASF), l’ATA a compté sur son autofinancement pour la réalisation de ce programme sanitaire. "Nous avons économisé depuis trois ans pour arriver à cette action", a indiqué le Coordonateur. L’action de l’ATA en faveur de la population.

Laurette Kambamba/L’Observateur


(SM/PKF)