Le chef de district du Sud-Ubangi annonce un timide mouvement de retour des populations congolaises qui avaient fui les troubles de Dongo, en trouvant refuge dans la Likouala au Congo-Brazzaville en renouvelant l’appel pressant au rapatriement de ces déplacés
Les ressortissants de la RDC qui se sont réfugiés au Congo/Brazzaville, fuyant les affrontements interethniques, particulièrement dans la localité de Dongo, au Sud Ubangi, dans la province de l’Equateur, regagnent timidement leurs villages.
Le chef du district du Sud-Ubangi, Jean Baptiste Lumbue, qui l’a annoncé, vendredi, à la presse à Dongo, a demandé à ses compatriotes d’avoir confiance aux éléments des Forces armées de la RDC (FARDC). La vie reprend petit à petit à Dongo, a-t-il affirmé, avant de demander au gouvernement de la RDC de s’impliquer et de leur donner les moyens pour assurer la prise en charge des déplacés qui regagnent leurs villages.
Ces populations, rappelle-t-on, ne se sont pas encore rassurées que la sécurité est rétablie dans les zones où se sont déroulés des affrontements et, à cet effet, ils conditionnent leur retour à « l’arrestation » du chef des agresseurs, Oudjani. Par ailleurs, le PAM a entamé depuis lundi une seconde phase de distributions pour les déplacés internes de Bokonzi, en territoire de Kungu, dans le Sud-Ubangi, ayant fui des événements sanglants à Dongo.
Plus de 23.000 personnes déplacées de Dongo, dans le territoire de Kungu, à l’Equateur, reçoivent l’aide alimentaire du PAM pour un mois, soit plus de 100 tonnes de vivres avec des rations de maïs, légumineuses, huile, sel, selon un communiqué de presse du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM).
Cependant, plus de 2000 personnes déplacées ayant fui les affrontements dans le district du Sud-Ubangi et qui se sont réfugiées au Congo-Brazzaville, ont été enregistrées dernièrement par le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) sur les deux axes fluviaux de Betou, en République du Congo, a rapporté mercredi, la mission onusienne. Selon la MONUC, 27.647 personnes ont déjà été identifiées depuis le début de cette opération, en janvier, par le HCR.
Reprise des expulsions des Congolais de la RDC de Brazzaville
Les expulsions des Congolais de la RDC de Brazzaville, capitale de la République du Congo (RC) suspendues en septembre 2009, ont repris mercredi et se sont poursuivies jeudi et vendredi, rapporte Xhinua.
Dans cette première vague on a enregistré 56 expulsés puis 26 Déprimés, les infortunés dont l’âge varie, pour la plupart, entre 19 et 30 ans et parmi lesquels on compte jusqu’ici 5 filles, ont déclaré avoir été arrêté d’ans la rue, battus et dépossédés de leurs biens.
Selon l’immigration du Congo/Brazzaville, ces expulsés ont été arrêtés pour séjour irrégulier. En août dernier, rappelle-t-on, le gouvernement congolais qui avait déploré les expulsions dans des conditions inhumaines des Congolais de l’Angola et du Congo/Brazzaville, avait décidé, au cours d’un Conseil des ministres, de réciproquer et d’expulser tous les Angolais et les Congolais de Brazzaville, en séjour irrégulier en RDC.
Mais, au terme des assises qui avaient réuni les experts de la Commission spéciale de Coopération (COSPECO), une structure créée dans le cadre du jumelage entre Kinshasa et Brazzaville, il avait été décidé de suspendre, durant trois mois, des expulsions des Kinois et Brazzavillois en situation irrégulière dans les deux capitales.
Les experts de la commission avaient soumis à l’appréciation des autorités de deux Congo, un plan d’action visant plusieurs objectifs notamment le recensement des ressortissants de la Rdc vivant au Congo/Brazazaville et vice-versa ainsi que la sensibilisation des populations sur le retour volontaire.
Acp
(DN/Milor/GW/Yes)