Scène  confuse doublée d’incompréhension que celle dont ont été témoins les riverains du site de l’œuvre diocésaine pour les enfants handicapés, abritant le « village Bondeko », sur l’avenue  Kabambare, dans la commune  de Kinshasa. Les sourds-muets de cette institution spécialisée se sont livrés le mercredi 10 févier 2010 à 12h30, à une opération d’évacuation musclée du périmètre de leur établissement.

Selon les protagonistes, l’insalubrité grandissante et les odeurs fétides que dégageaient les Sdf (Sans Domicile fixe) qui squattaient au quotidien les murs de leur école, sont les principales motivations qui on justifié ce comportement.

Entre autres, ils  dénoncent l’accumulation de bruyant petit commerçants occupant l’esplanade du site de l’œuvre diocésaine qui y exerce leurs activités en affichant des comportements agressifs et humiliants à l’égard des handicapés.

C’est donc exaspéré par cette situation, qu’un groupe de jeunes et robustes sourds-muets, élèves du « Village Bondeko », se sont  révoltés et ont décidé de mettre, un terme à cette situation qui n’a que trop duré. Ces derniers se sont jetés sur les habi­tuels pensionnaires sans abri qui encombrent les périphéries de leur école, qu’ils ont violemment tabassées en infligeant à certains de graves blessures avant de jeter leurs effets dans la rue.

Ce spectacle désolant a conduit certains témoins à alerter la police de la commune de Kinshasa, qui se trouvé à un jet de pierres de là. A la stupéfac­tion de tous, les agents de l’or­dre ont choisi de ne pas interve­nir pour des raisons non élucidées.

Leur besogne terminée et apparemment satisfaits, les vaillants sourds-muets ont regagné l’intérieur de leur établissement, dans l’espoir de ne plus revoir des personnages mal­veillants et nuisibles revenir at­taquer dans ce qu’ils considèrent comme leur territoire.

Le Potentiel


(Milor/GM/PKF)