Ndandason Kosovo, artiste musicien congolais évoluant à Dar- es- Salam en Tanzanie annonce à partir de Kinshasa où il séjourne depuis quelques jours,  la sortie de «Kehema Fumbe », son 3ème album qui succédera à « Tshini ya Ulizi »(Sous la loi) et « Collection ».

Dans un entretien avec la rédaction de Digtalcongo, il a souligné qu’il est à la recherche d’un distributeur à Kinshasa. Ils sont nombreux ici. « C’est le cas de mon aîné Rachidi Kupa que je tiens à rencontrer. Mais sur le plan mondial, je travaille avec la maison « Disc Maker in Baby», le distributeur de Michael Jackson.


Pour la Tanzanie, je prévois de faire sortir un lot de 50.000 exemplaires de disques (Cd et Dvd) sous les auspices de ma maison Bosnno World, en collaboration avec mon manager Effo Perso Mbala », a indiqué cet artiste».«Kehema Fumbe » en langue tetela ethnie dont appartient cet artiste, signifie en lingala « naza zoba te, naza mowumbu te »( Je ne suis pas bête, je ne suis pas esclave).

Cet album compte au total 8 chansons dont 4 sont chantées en lingala et 4 autres en Swahili. Il s’agit de « Kehema Fumbe »(introduction), «Mamie Kayembe Kossovo »  (Kiboko ou Mbinga prêtre), « Uni Ache », « Ya Mariam », «Claudine Muteba », « Stoe Mimba »(en lingala kolongola zemi te (Ne commets pas d’avortement)«Tshia Mbembe » (dédié au village de Bangamoyo du président tanzanien ( Jakaya Kikwete). Le style exploité dans toutes ces chansons reste la Rumba.

D’ailleurs pour réaliser cet album Ndanda Kosovo s’est fait accompagner par son orchestre Spécial Force « Watoto wa Tembo » (Bana Nzoko) (Eléphanteaux) composé uniquement des Congolais dont le pays, la Rdc reste le dépositaire de ce style.

C’est le cas du bassiste Marcel Otshudi, Séringue et Chaudière (des animateurs qui viennent de Kinshasa), des chanteurs Adaya, , Prince Kabeya, Héritier « Explosif »,  Mukonkya « Digital » qui viennent respectivement du Maniema précisément de Kindu, du Nord et du Sud Kivu. En le qui me concerne lui même, il vient de Lubumbashi dans le Katanga. Mais il est Tetela.

Bien qu’installé à l’étranger, Ndandason nourrit des a l’ambition de réaliser quelques projets pour son pays. « Je compte dans l’avenir monter un studio ultra moderne à Kinshasa et un autre à Lubumbashi. J’en ai parlé avec le ministre congolais de la Culture qui m’a reçu en audience, a-t-il déclaré.

Découvrir les talents de la diaspora

Par ailleurs, il a lancé un message aux mélomanes congolais, notamment ceux qui résident au pays, afin qu’ils sachent que ce n’est pas seulement à Kinshasa que l’on retrouve les talents mais aussi dans la diaspora.

Mais il faut qu’ils fassent tout pour les découvrir. C’est le cas, a-t-il cité, de Kanda Bongo Man, de Awilo Longomba, de Shiko Mawatu, de Lokassa ya Mbongo qui est à New York où, a-t-il précisé il a eu à faire de tournées.

«Nous sommes nombreux. Mais il faudra que le Ministère de la Culture et des Arts puissent nous contacter pour connaître nos idées qui pourront contribuer à la promotion de notre musique et permettre aux nôtres de profiter de cet art, a-t-il noté.

Car a poursuivi Ndandason, il n’est pas normal que Camillo, un artiste ougandais dispose de 2 hélicoptères alors que Koffi Olomide et Papa Wemba qui sont de grands artistes d’un pays considéré comme le berceau de la musique africaine n’ont pas autant d’atouts.  Ailleurs, a précisé, notre interlocuteur, les artistes ont sont assurés et ils sont bien payés mais chez nous cela n’existe presque pas.

Au sujet du titre « Kehema Fumbe », nom que Papa Wemba qui est également Tetela  a accordé à l’un des ses prochains opus, il a expliqué : « Je l’ai rencontré et ensemble nous avons discuté. Je lui ai expliqué que moi j’avais opté pour ce nom avant et il m’a dit qu’il n’avait aucun inconvénient à cela. Moi aussi je ne trouve qu’il n’y a pas d’inconvénient. Je le respecte beaucoup, il est mon père. Papa Wemba est une grande star. D’ailleurs nous avons joué ensemble à Dar-es-Salam.

Ndandason dans le cinéma

A Kinshasa, Ndanda qui est parmi les 5 musiciens congolais dont reconnu dans la world Music  est venu pour les démarches en vue de l’obtention d’un nouveau passeport et d’une carte d’artiste,  très important selon lui, pour les personnes qui exercent cette profession. Mais, a-t-il déploré, beaucoup de nos collègues congolais le négligent.

Ndandason n’est pas seulement musicien. Il évolue aussi dans le domaine du cinéma où i est réalisateur. De même, il est aussi l’un des personnages dans le film tanzanien « Swaiba ».

Dans l’avenir, Ndandason va mettre sur le marché son film « Karibu Goma » dans lequel on retrouve comme personnages entre autres Le Karmapa et Adolphe Dominguez.

A Ce sujet il précise : « Nous avons beaucoup de projets dans ce domaine. Il suffit que l’on mette à notre disposition des moyens et nous ferons de grandes choses. En matière de cinéma, les Nigerians dont les œuvres envahissent notre pays ne sont pas plus forts que nous.

Boni Tsala/MMC


(BT/PKF)