Le badigeonnage des murs est essoufflé à Kinshasa
Kinshasa, 12/02/2010 / Société
A Kinshasa, les murs des édifices publics, des écoles, des entreprises privées et des maisons d'habitation n'ont plus jamais reçu une nouvelle couche de peinture depuis des décennies. Ce qui donne à la ville, qualifiée de « miroir de la RDC », une très mauvaise image.
Sous la colonisation, la capitale du Congo avait un qualificatif élogieux : « Kin-la-belle », avec ses belles rues et avenues régulièrement entretenues. Les maisons d'habitation, les édifices publics et les écoles contribuaient aussi à sa beauté.
On doit cela à l'esprit d'initiative et créatif des pouvoirs publics de l'époque, Kinshasa étant alors la plaque tournante de l'Afrique centrale. Un prix, récompensant les propriétaires de parcelles remplissant les conditions requises, avait même été mis en compétition à la « cité indigène » dont les maisons étaient repeintes au moins tous les cinq ans.
Après l'accession de Congo-Belge à l'indépendance, on a enregistré un relâchement, sans doute à cause de la suppression du prix. Les murs des maisons d'habitation privées n'ont que très rarement reçu une nouvelle couche de peinture. Or, signale un expert, « la peinture de bonne qualité donne non seulement une belle vue des murs peints mais aussi une bonne santé pour les occupants de la maison dont les murs de l'intérieur sont peints ».
« Mais, attention, prévient-il, toxique, une mauvaise peinture est nuisible à la santé des occupants d'une maison ». De l'avis des personnes interrogées, le badigeonnage des murs des édifices publics et privés « a du plomb dans l'aile ».
Fl. NL-NS/Le Potentiel
(TH/GM/PKF)
Last edited: 12/02/2010 10:17:03