Ces statistiques révélées par l’Enquête démographique et en santé (2007) renseignent que la mortalité maternelle est élevée en Rdc, parce que les femmes accouchent trop, aussi par ce que les files accouchent très tôt, enfin parce que les femmes accouchent tard.
La prise en compte des questions liées à la planification famille dans le budget national de la RDC est toujours au coeur des préoccupations du Fonds des Nations Unies pour la Population ( Unfpa). Avocat du planning, le représentant de l’Unfpa /RDC, Richard Dackam Ngatchou est d’avis que sa concrétisation sur terrain sera une preuve de l’appropriation par le gouvernement congolais.
Ainsi, son agence et des autres partenaires, assurent leur disponibilité à soutenir les initiatives nationales pour l’amélioration des conditions de vie des populations.« Ce soutien va également à l’endroit des Ong qui travaillent dans le domaine de la planification familiale, mais il faut une action synergique de plusieurs partenaires au développement, a déclaré ce haut fonctionnaire onusien. C’était au cours d’un entretien avec les professionnels des médias, membres du Réseau des journalistes et communicateurs pour la population et le développement (RCP).
« La planification familiale est déjà une priorité pour le gouvernement et les partenaires au développement. Maintenant, il faut créer les besoins, la demande à travers des campagnes de sensibilisation auprès de la population », a-t-il indiqué à l’endroit des médias.
A cet effet, les medias devront s’engager dans des campagnes de sensibilisations pour arriver à amener les populations à l’accès aux produits de qualité. Ainsi, il estime que l’action des partenaires et du gouvernement devra aussi être orientée vers l’amélioration de la qualité des services, un axe très capital, a souligné le représentant de l’Unfpa. Pour ce qui est de l’accès aux produits de qualité, Dackam Ngatchou a dit que son agence ne saura pas le faire seule. A côté, il y a d’autres bailleurs, comme l’agence américaine de développement (Usaid). « Le temps de discours est fini. Maintenant, il faut agir », a-t-il appuyé.
Rappelons que cet entretien est tombé à quelques jours seulement de la clôture de la conférence nationale sur le repositionnement de la planification familiale dans notre pays. Au cours de ces assises, Dackam Ngatchou avait fait savoir que sur environ 3.160.200 accouchements attendus cette année en Rdc, 1.224.080 n’ont pas été désirés. Et plusieurs grossesses se sont terminées par des avortements clandestins et mortels, et 460.000 ont été des maternités à haut risque. 153.000 césariennes étaient attendues, mais les moyens disponibles n’ont pas permis leur prise en charges adéquates. « Le niveau de mortalité maternelle est légèrement supérieur à 1100 décès maternels pour 100.000 naissances vivantes.
Ce qui signifie clairement que chaque heure en Rdc, 4 femmes meurt de suite des complications de la grossesse. Pour chaque femme qui meure, il y a, au moins, 20 à 30 femmes qui souffrent de graves complications liées à la grossesse, à l’accouchement telles les fistules obstétricales très fréquentes en Rdc ou aux complications des suites de couche, avait indiqué le représentant de l’Unfpa.
Ces statistiques révélées par l’Enquête démographique et en santé (2007) renseignent que la mortalité maternelle est élevée en Rdc, parce que les femmes accouchent trop, aussi par ce que les files accouchent très tôt, enfin parce que les femmes accouchent tard. Ainsi, parler actuellement du repositionnement de la planification familiale en Rdc, s’avère indispensable, parce que le taux d’utilisation des contraceptifs est passé de 15,3% en 1984 à 5.8% en 2007 chez les femmes en union.
Mais aussi parce que plusieurs centres du Programme national pour la santé de la reproduction (Pnsr) n’existent plus. Ceux qui tiennent encore le coup, fonctionnent grâce à l’appui qu’apportent les différents partenaires.
Tshieke Bukasa/Le Phare
(Milor/GM/PKF)