Le ministre de la Justice Luzolo Bambi qui, connu pour son engagement à traduire en actes le mot d’ordre de Tolérance zéro du Chef de l’Etat, a été témoin, le week-end dernier, du transfèrement d’une centaine de jeunes délinquants vers des maisons carcérales de l’intérieur du pays.
La délicate question d’éducation populaire en République démocratique du Congo (RDC) n’a toujours pas de réponse qui se veut concluante, l’argumentaire fait allusion aux cas de récidivité constatés avec cette montée toujours croissante des faits criminels à travers le pays. Il suffit, par exemple, de suivre régulièrement certaines émissions télévisées pour que l’on s’en rende réellement compte du fléau social qu’est la délinquance juvénile (vols à main armée, assassinats crapuleux, etc.) dans nos villes dont la capitale de la RDC, Kinshasa.
Mais il ne serait pas du tout conséquent de se faire abattre par le pessimisme que ces violations des droits de l’homme font peser sur la conscience collective car, contre toute attente, il est des responsables publics qui tiennent à éradiquer ce phénomène qui honore personne, même pas leurs auteurs et co-auteurs qui agissent, à bien analyser les choses, par défaut d’encadrement en amont comme en aval. Desdits responsables plus que déterminés à changer le paysage éducationnel dans son volet lutte contre la délinquance juvénile, il y a le ministre de la Justice Luzolo Bambi qui, connu pour son engagement à traduire en actes le mot d’ordre de Tolérance zéro du Chef de l’Etat, a été témoin, le week-end dernier, du transfèrement d’une centaine de jeunes délinquants vers des maisons carcérales de l’intérieur du pays.
En effet, le Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (Cprk) était, les 5 et 6 janvier denier, le point focal de l’action judiciaire de gestion des maisons carcérales. Il s’agissait des jeunes délinquants d’un nombre approximatif au premier qui, eux, ont été transférés à la Prison du Cinquantenaire située dans la province de Bandundu. Comme lors du transfèrement du vendredi dernier, la présence du samedi 6 janvier du ministre Luzolo à l’aéroport international de N’djili, pour assister à ce départ de la fin des rêves, était en soi la preuve d’une certitude. Il est certain que le ministre précité ait fait de la lutte contre la délinquance juvénile l’une de ses préoccupations premières.
Mais quand on sait Ies difficultés que connaissent nos établissements pénitentiaires, il est à souhaiter que davantage d’efforts soient fournis afin que les détenus soient dans des conditions universellement acceptées. Il ne serait pas du tout déplacé, ni de trop, qu’il soit dit un mot sur le suivi du transfèrement. Afin que l’élan amorcé par le ministre de la Justice ne souffre pas d’entorse, il importe que les structures en charge de la gestion des pensionnaires s’acquittement correctement de leurs obligations. Cependant, dit-on dans les couloirs de la Justice, la volonté y est, mais les moyens font parfois défaut.
C’est dans ce sens que nous estimons oeuvre utile, pour le plein succès de cette Opération Tolérance zéro dans son volet tulle contre le banditisme urbain, la redynamisation du Service spécialisé pour l’encadrement multiforme des détenus. Il est question, à se représentait par exemple ce que faisait l’Aumônerie kimbanguiste des prisons avec sa culture maraîchère à l’intérieur même du Cprk sous la conduite du Révérend Nsimba wa Mapasa, de mobiliser les ressources humaines, notamment celles qui ont fait des preuves dans le domaine du maintien des conditions de vie acceptables des prisonniers. Dommage que cette aumônerie se soit vue obligée par une certaine autorité... de cesser ses activités, et ce au grand étonnement des prisonniers !
Nous pensons qu’il serait d’un apport important l’existence des domaines particuliers de production vivrière pour la survie des détenus. Qu’une telle disposition soit effective, voilà qui augmenterait le crédit de ceux qui ont actuellement la Justice congolaise sous leur responsabilité, le ministre Luzolo particulièrement. Augmentation du crédit, l’allusion est faite aux critiques parfois exagérées dont est souvent l’objet le secteur judiciaire congolais de la part des organisations nationale et internationale de défense des droits de l’homme. Pour rappel, par exemple, la présence heureuse de la Monuc a permis, l’an dernier, aux prisonniers de Bukavu d’avoir de l’eau à boire, ce qui a été largement commenté au négatif...
Centre pénitentiaire récemment construit, la Prison du Cinquantenaire a accueilli des jeunes délinquants venus de Kinshasa. Que le ministre Luzolo, qui mérite soutien des organisations internationales d’assistance aux personnes détenues singulièrement, ne se lasse pas. Surtout qu’il apparaît de plus en plus comme une icône de la réforme en RDC.
Simon Kinsan gala/Le Palmarès
(TH/GM/PKF)
Last edited: 09/02/2010 14:40:01