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La Société civile a applaudi de deux mains la création d’un comité de suivi des violations des droits de l’homme au sein de la Police nationale congolaise, comité au sein duquel elle occupe le secrétariat.

Les déplacés de Dongo en territoire de Kungu au Sud-Ubangi dans la province de l’Equateur, qui avaient fui l’insécurité causée par l’insurrection des Enyele, refusent de regagner leur territoire d’origine. Ils conditionnent leur retour notamment à l’arrestation du chef rebelle des Enyele, un certain Udjani.

La même source fait savoir qu’en attendant, la vie dans les familles d’accueil à Gemena devient intenable pour ces déplacés. Leur retour a été au menu de leur rencontre, samedi à Gemena, avec l’administrateur du territoire de Gemena.

Au total, 1.080 déplacés ont répondu, le samedi 6 février 2010, à l’appel de l’administrateur de Gemena, Jean Kabamba. Cette rencontre a donné l’occasion à ces déplacés de guerre, qui restent dans des familles d’accueil, d’exposer les difficultés auxquelles ils sont confrontés. Selon leurs dires, la vie dans les familles d’accueil n’est plus propice pour eux ni agréable. Ils sont maltraités étant donné qu’ils ne contribuent pas aux besoins quotidiens.

A cela il faut ajouter que ces déplacés n’ont plus d’habits. Leurs enfants ne vont plus à l’école par manque de moyens financiers, sans oublier la malnutrition qui s’installe petit à petit. Bref, aucune intervention humanitaire n’est planifiée pour ces sinistrés que l’on demande de regagner leurs habitations. Aucune assistance en vivres et en biens élémentaires ne leur sont accordées actuellement.

De son côté, l’administrateur de Gemena leur a demandé de retourner dans leurs milieux d’origine respectifs, le calme étant déjà revenu dans le territoire de Kungu.

Cette recommandation a été réfutée énergiquement par les concernés, qui ont affirmé que toutes leurs habitations ont été détruites pendant les incursions et attaques des Enyele. Aussi, gardent-ils encore de mauvais souvenirs des scènes d’atrocités dans leur territoire d’origine. Toutefois, ils conditionnent leur retour à Dongo, Bonzene en territoire de Kungu à l’arrestation du chef rebelle Enyele, Udjani.

A la fin de cette rencontre et malgré ses moyens limités, le responsable de l’ONG Shekina a accepté de prendre gratuitement en charge les enfants déplacés malades et malnutris de ces familles déplacées en attendant une solution appropriée et efficace de la part des autorités et des acteurs humanitaires.

Mise en place du comité de suivi des violations des droits de l’homme commises par les policiers dans la province de l’Equateur

La Police nationale congolaise, PNC/Equateur, a mis en place jeudi à Mbandaka, un comité de suivi des violations des droits de l’homme commises par les policiers. Ce comité, présidé par le colonel Israël Kantu de la PNC, compte en son sein notamment un représentant de la Société civile et du bureau conjoint des droits de l’homme de la Monuc.

La création du comité de suivi des violations des droits de l’homme commises par les policiers fait suite à plusieurs plaintes des ONG de défense des droits de l’homme et de la population victime, selon Mme Charlotte Songue du bureau conjoint des droits de l’homme de la Monuc. Les policiers, qui ont pourtant pour mission la protection de la population et de ses biens, rackettent, violent, extorquent, rançonnent cette dernière à longueur des journées.

Ces actes à répétition ne sont pas toujours réprimés. Certains policiers auteurs de ces exactions sont plutôt protégés par les commandants de leurs unités respectives. Faute de sanctions contre les auteurs de ces actes au sein des forces de l’ordre, souvent, la population en colère se fait justice. On enregistre des fois, par-ci par-là, des accrochages entre la population et les policiers. Le manque d'une structure de lutte contre l'impunité au sein de la PNC/Equateur justifie la création de ce comité.

Les membres de ce comité vont se réunir une fois par mois, selon le reporter de Radio Okapi/Mbandaka. A cette occasion, ils vont échanger des informations faisant état de différentes exactions des policiers rapportées par les ONG de défense des droits de l’homme. Ils pourront, par ailleurs, demander à l'auditeur militaire l’évolution des dossiers auprès des instances judiciaires. La Police civile de la Monuc (CIVPOL) va appuyer la PNC avec des formations en vue de diminuer la fréquence des exactions commises par les policiers, a précisé Gaspars Bih, chef de secteur de la CIVPOL.

Louis-Paul Eyenga Sana/Le Potentiel


(TN/Milor/Yes)



Last edited: 09/02/2010 16:28:19

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