Les activités ont repris normalement, lundi matin, à l’usine de panification de Kinshasa (UPAK). Trois jours après l’incendie qui a ravagé les nouvelles installations de cette usine, le bilan fait état de milliers de tonnes de farine de froment brûlés, de nouvelles machines de production et des pièces de rechange neuves consumées.

Le feu couvait à quelques endroits du lieu du drame, lundi en début de soirée, sur le site de l’UPAK dans la commune de Kasa-Vubu.

Les pompiers s’activaient encore à éteindre les flammes et limiter les dégâts. Toutefois, les activités de production de pain étaient revenues à la normale depuis le matin.

L’origine du feu demeure toujours un mystère. L’avocat conseil de UPAK, Me Marcel Yabili, a exclu l’hypothèse d’un court-circuit électrique, tel qu’avancée par certains observateurs. Pourtant, lui-même n’avance aucune explication concernant l’origine du feu.

Sur un ton presqu’accusateur, Me Marcel Yabili a estimé que l’étendue des flammes pouvait être réduite si le service anti-incendie de la ville de Kinshasa avait réagi promptement et de manière professionnelle. « Lorsqu’ils sont arrivés [les pompiers du service anti-incendie de la ville de Kinshasa], ils manquaient de tout : échelle, marteau, masques, bottes et gants.

Des équipements pourtant nécessaires aux interventions. Les pompiers eux-mêmes donnaient l’impression de ne pas être entraînés pour ce boulot », a déclaré Me Yabili. Interrogé sur le dispositif anti-incendie interne à UPAK, il a affirmé que la société dispose des extincteurs mais qui ne peuvent contenir un incendie d’une grande ampleur.

Le Potentiel


(CL/PKF)