L’Agence française de développement concrétise l’appui financier que la France signifie à la RDC par l’entremise de la Secrétaire d’Etat au Commerce en visite à Kinshasa en consentant une aide chiffrée à 1 million d’Euros au bénéfice du patronat congolais FEC
La Fédération des entreprises du Congo ( FEC ) a signé lundi un accord de financement avec l’Agence française de développement française de développement à hauteur d’un million d’euros. Au siège du patronat congolais, c’est le secrétaire d’Etat français au commerce extérieur en séjour à Kinshasa, Marie Idrac, qui a signé pour la partie française et le président du patronat congolais, Albert Yuma, s’est livré au même exercice pour la RDC.
« Ceci témoigne de la volonté du gouvernement de nous accompagner dans notre programme de faire de la Fec une institution forte et crédible », a souligné, tout heureux, Albert Yuma Mulimbi qui a porté à la connaissance de ses interlocuteurs que la Fec est à la fois un syndicat patronal et une chambre de commerce, d’industrie, d’agriculture et d’artisanat. Après avoir expliqué la mutation historique de la Fec, l’héritière de l’Aneza, Yuma a estimé que le financement s’articule autour de deux composantes : appui à la maîtrise d’ouvrage et renforcement des capacités et la facilitation et développement des échanges commerciaux nationaux et internationaux.
L’objectif de la deuxième composante est, essentiellement, de doter la Fec de nouveaux moyens et supports de communication pour renforcer les capacités commerciales des entreprises, renforcer la visibilité extérieure de la Fec et, enfin, développer les services aux Pme. Aux yeux de la Fec, « l’accord contribuera réellement à améliorer la capacité de notre organisation à accompagner ses adhérents... ».
Il s’agira du renforcement d’un million essentiel au développement économique et social de la RD Congo, se réjouit Yuma. Mme Idrac, qui venait de la primature où elle a été reçue par Muzito, était à la tête d’une forte délégation d’entrepreneurs français. On signale, dans le maillon, des responsables des entreprises comme Adpi, Areva, Alstom, Prooftag, Lafarge, Gemalto et Bolloré. Partout où elle est passée, la femme d’Etat français, s’est fait accompagner de l’ambassadeur de France en poste à Kinshasa, Pierre Jacquemot et l’ensemble des membres de l’ambassade ayant des attaches avec des questions économiques.
Plusieurs impôts tuent l’impôt
Tout en reconnaissant la volonté politique affichée d’assainir l’environnement économique, la Fec déplore « un accroissement de la pression fiscale et l’insécurité judiciaire et juridique ainsi qu’une recrudescence des tracasseries administratives et policières ». Conséquence : accroissements de taux et des taxations, des créations de nouveaux impôts par entités administratives décentralisées, extensions abusives des impôts et taxes, foisonnement de redevances et taxes à l’initiative d’institutions ou d’entreprises publiques.
Enfin, Yuma est d’avis qu’il est plus que temps pour la RDC de s’investir à l’aube de grands événements. Au nombre desquels, l’atteinte du point d’achèvement de l’Initiative Ppte et l’annulation conséquente de 90% de sa dette extérieure, l’accélération de grands travaux d’infrastructures ferroviaires et routières et la reprise dans le secteur minier, avec un effet catalyseur sur le reste de l’économie.
Coup de pouce de la France à la RDC que Paris considère de potentiel « pays émergent »
La France a l’intention d’inscrire la République Démocratique du Congo sur une liste des pays émergents, afin de lui permettre de bénéficier d’un soutien financier au titre de la facilitation financière. C’est l’annonce faite lundi au Premier ministre congolais, Adolphe Muzito, par Marie Idrac, Secrétaire d’Etat française chargée du Commerce Extérieur auprès de la Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, lors de leurs entretiens ayant eu pour cadre l’Hôtel du gouvernement.
On retient qu’au cours de cette rencontre, les deux interlocuteurs ont discuté particulièrement des projets intégrateurs de développement dans la Région des Grands Lacs, de l’amélioration du climat des affaires et des investissements français sur le territoire congolais.
Marie Idrac a également révélé au Premier ministre congolais l’organisation, le 30 mai 2010, de la réunion France-Afrique. Les Chefs d’Etat d’Afrique et les donateurs saisiront cette opportunité pour échanger sur les voies et moyens de relancer l’économie du continent. Une lettre du président Nicolas Sarkozy adressée à son homologue congolais, Joseph Kabila, et qui a été remise séance tenante au Premier ministre Muzito, est très explicite à ce sujet.
On apprend qu’en marge de leur tête à tête, Muzito et Marie Idrac ont élargi la discussion à quelques chefs d’entreprises françaises et ministres du gouvernement congolais, notamment ceux de l’Industrie, des Mines, de l’Environnement, de l’Energie et des Finances. Les investissements français et les perspectives économiques de La RDC étaient au centre de leurs débats.
Les uns et les autres ont convenu, pour l’essentiel, que l’amélioration de l’environnement juridique des affaires est un des préalables au retour massif des capitaux privés dans les rouages de l’économie congolaise. Adolphe Muzito a réaffirmé la volonté du président Kabila et du gouvernement congolais de ne rien ménager pour sécuriser tous les investisseurs, nationaux comme étrangers.
A cet effet, une ordonnance présidentielle marquant l’adhésion de notre pays au Traité Ohada sera publiée prochainement et le Code des marchés publics finalisé. On a compté, dans le lot des firmes représentées à cette réunion Lafarge, Boloré, Areva, Adpe, Alstöm et Gemalto.
Kimp/Le Phare
(DN/Ern./Yes)
Last edited: 09/02/2010 13:30:42