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Bonjour | 20/03/2010 18:33 | English Make DC Home page | RSS feed

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« L’Upak fait vivre une longue chaîne de familles comprenant des hommes et des femmes. Grâce à la vente du pain, des milliers de femmes nourrissent et scolarisent leurs enfants », a indiqué Simon Mboso.

Le gouvernement a promis samedi 6 février 2010 un « appui » à l’Usine de panification de Kinshasa (UPAK), dont près de 60.000 sacs de farine de froment et un nouvel équipement destiné à son extension ont été détruits vendredi par un terrible incendie qui léchait encore samedi après-midi le reste du stock, dans la commune de Ngiri-Ngiri.

« Il était près de 18H30’’ lorsque une fumée sortant du nouveau dépôt de notre société a frappé mes narines, au moment où j’en longeais le mur jouxtant le Flat hôtel en bordure de l’avenue Kasa-Vubu, après avoir terminé mon service », raconte samedi après-midi un agent de l’UPAK à un groupe de policiers postés sur le lieu.

« J’ai aussitôt rebroussé chemin pour informer les chefs de ce début d’incendie. Sans quoi, un drame aurait pu se produire », s’enorgueillit-il, en signalant la présence de cuves souterraines de carburants, « essence et mazout » dans l’enceinte de l’usine, précise-t-il.

Il est alors 16H20’’. De l’autre côté, le ministre de l’Industrie, qui achève une visite de l’usine et de ce qui reste du dépôt, s’entretient avec la presse. Simon Mboso Kiamputu promet « l’appui du gouvernement, en attendant de connaître l’importance des dégâts pour pouvoir intervenir par un dossier bien documenté, à l’UPAK, grand fleuron de l’industrie congolaise de panification après la disparition de Quo Vadis ».

« Quand une industrie s’arrête, c’est la désolation », fait-il remarquer pour justifier l’urgence de « reconstituer le stock de l’UPAK » afin qu’elle continue à approvisionner la population en cet « aliment de base » qu’est le pain.

Il déplore « la perte du grand dépôt de farine et d’une grande partie de nouveaux équipements détruits dont l’acquisition a été cofinancée par le Fonds de promotion industrielle (FPI) ». Il se réjouit de ce que « l’incendie n’a pas touché l’ensemble de l’usine » dont les anciennes machines continuent de fonctionner.

« L’UPAK, qui fait partie des industries vitales du domaine alimentaire, fait vivre une longue chaine de familles comprenant des hommes et des femmes. Grâce à la vente du pain, des milliers de femmes nourrissent et scolarisent leurs enfants », a encore indiqué Simon Mboso, révélant que « ma mère était vendeuse de pains ».

Causes pas encore déterminées

« L’UPAK est un investisseur d’une longue présence en RDC et dont l’ensemble des activités répondent aux règles et aux lois du pays. Les relations d’affaires ainsi que celles de partenariat que le groupe UPAK entretient à la fois avec de nombreux clients et l’Etat congolais sont, depuis près de 46 ans, épris d’éthique et de responsabilité morale.

Dans ses différents domaines d’activités entreprises depuis lors, le patronat du groupe UPAK s’est toujours fait l’obligation de coopérer avec tout autre investisseur sur le principe de loyauté et sur le bon sens de toujours s’acquitter de ses obligations fiscales vis-à-vis de l’Etat congolais et des tiers », a dit la direction de cette entreprise de panification au ministre de l’Industrie.

Face à un « incendie aussi ravageant de ses installations », elle affirme se donner le temps de faire aboutir toutes les démarches et enquêtes susceptibles de démontrer sa « cause » ou son « origine exacte » et assurer ses nombreux clients et le peuple congolais de sa grande détermination à pouvoir maintenir le cap de ses options d’amélioration de son important investissement en cours.

« Ce, pour toujours servir du pain de qualité aux populations congolaises, d’une part, et d’autre part, participer significativement au programme des 5 chantiers de la République au titre de l’emploi dont l’UPAK en assure aujourd’hui plus de 800 aux familles congolaises », a-t-elle ajouté.

Selon le ministre de l’Industrie, « le projet de loi portant mesures de sauvetage de l’industrie locale, actuellement sous examen au parlement, a pour objectif d’aider les entreprises en péril - du fait de calamités naturelles telles que des inondations, des tremblements de terre ou des incendies - par des facilités fiscales, dont des exonérations ».

Sur les circonstances de l’incendie, rien encore de précis. « A ce stade de l’enquête, les causes et les responsabilités de l’incendie n’ont pu être identifiées au niveau de l’UPAK. Le bâtiment consumé par ce sinistre incendie a été construit selon les normes de sécurité moderne.

L’expertise architecturale, qui a opéré la mise en œuvre de ce bâtiment, est celle d’AVC Construct dont la riche expérience dans ce domaine est avérée. Le dispositif d’installations électriques de ce bâtiment avait pris en compte toutes les précautions sécuritaires qu’impose la modernité », renseigne la direction de l’usine.

« Néanmoins, les destructions causées auraient été limitées si la ville de Kinshasa était dotée d’un service anti-incendie capable d’accompagner les investisseurs qui ont partagé le passé douloureux du pays et qui n’hésitent pas à l’accompagner dans sa reconstruction », relève-t-on à l’UPAK.

Absent du pays, le Pdg del’UPAK, Gérard Dounis, exprime au peuple congolais et à ses nombreux clients sa sensibilité, ses encouragements et les invite à tourner leurs regards vers l’avenir malgré la destruction par l’incendie d’une grande partie de son dispositif industriel.

ACP


(CL/PKF)



Last edited: 08/02/2010 16:15:13

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