« A. Muzito s’explique », affiche à la Une LE POTENTIEL dans sa livraison de ce lundi 08 février 2010. Le quotidien de l’avenue Bas- Congo rapporte que devant des observations pertinentes , face à des critiques parfois acerbes accusant le gouvernement d’immobilisme, Adolphe Muzito, Premier ministre a décidé, au cours d’un point de presse, de parler des actions de l’Exécutif, des efforts fournis avant de se projeter dans l’avenir.

Il a choisi de faire parler les chiffres, seul langage qu’il croit pouvoir convaincre tant ceux qui sont avec lui dans le gouvernement de la majorité que leurs adversaires politiques.

Au sujet de ce qu’elle appelle « show médiatique », LA PROSPERITE note le chef du gouvernement a récusé la prédation des régimes antérieurs. Il estime que ces régimes sont à la base de la situation actuelle dans le pays. Cependant, il est très confiant en l’avenir. Muzito entend réaliser le progrès attendu par tous. Pour y parvenir, il mise sur les réformes économiques en cours, l’amélioration du climat des affaires, l’atteinte du Point d’Achèvement de l’Initiative PPTE auquel le gouvernement accorde beaucoup d’attention en vue de conclure, d’ici juin 2010, un programme formel avec le FMI.

Dans le même registre, LE PHARE rapporte que revêtu de son costume d’inspecteur des finances, le Premier ministre a abondamment puisé ses réponses dans un fascicule produit par lui-même et intitulé « Les années des Nationalistes au pouvoir en chiffres ». Par « Nationalistes », Adolphe Muzito entend des patriotes soucieux de construire l’Etat- Nation autrement, après la colonisation belge et la dictature de Mobutu.

La première génération était celle de Lumumba, Mzee LD Kabila, Antoine Gizenga et autres. Le porte-étendard actuel de cette idéologie, soutient-il, s’appelle Joseph Kabila.

Muzito soutient l’affirmation du chef de l’Etat selon laquelle le Congolais vit mieux aujourd’hui qu’hier et que sa situation va s’améliorer davantage. Selon les prévisions du moment, son PIB va atteindre, en 2018 son niveau de 1960, soit 450 dollars par tête. Présentement, il est de 200 dollars, ce qui est nettement mieux que celui de 2000, l’année la plus noire de l’histoire nationale, où le Congolais avait touché le fond avec 80 dollars de PIB par tête.  

LA TEMPETE des Tropiques note qu’au cours de sa conférence de presse, le Premier ministre, A. Muzito a relancé Mbudi. Il a ressuscité cet engagement pris avec les fonctionnaires en ajoutant un nouveau plan d’application qui atteindra son dernier palier, le troisième, en 2020.

Ainsi jusqu’à la fin de cette année, Muzito envisage d’augmenter progressivement le niveau des bas salaires, l’uniformisation des salaires et l’exemption d’impôts pour les bas salaires.

AFRICANEWS note que ni démissionnaire ni en contradiction avec le chef de la Majorité, le Premier ministre a étalé son expertise, faisant parler les chiffres notamment sur l’amélioration du climat des affaires, le progrès dans le secteur bancaire, les investissements, les salaires et la relance de l’économie. Il refuse d’être adepte de la construction d’un paradis sur base d’un désert économique.

Muzito estime que la tâche est ardue. Sans une économie réelle, un secteur industriel presque inexistant, face à la disparition de l’économie de Jardin d’Eden basée sur la cueillette et la chasse et face à l’existence de l’architecture de l’économie à la base, le pays est tel un malade dans la salle des urgences.

T.N./MMC


(TN/Yes)