Le mariage par Internet est en passe de devenir de plus en plus fréquent à Kinshasa. Beaucoup de jeunes rêvent de se marier via ce moyen de communication, dans des tchats, ou par les pages « Correspondances de certains magazines, beaucoup de jeunes filles kinoises se retrouvent dans des réseaux de pornographie en Occident.
Le mariage est en crise, lit-on souvent, tant dans la presse que dans les revues chrétiennes. Les statistiques viennent à l’appui de ce constat et ce n’est pas la remontée récente en Rdc du taux de nuptialité depuis deux ans qui change la situation. Le mariage n’est généralement plus le prélude à une vie commune, mais la concrétisation d’une cohabitation déjà pérenne : trois mariages sur dix légitiment des enfants. La création du PACS 1 vient ajouter encore à la confusion. Parallèlement, le taux de divorce atteint des niveaux impressionnants : plus d’un mariage sur trois se termine par une séparation.
Si encore le vrai chrétien pouvait s’estimer à l’abri de ces dérives et se contenter d’observer la dégradation morale d’un monde dont il se plairait à se croire séparé! Mais qui peut dire qu’il ne connaît pas, dans sa famille, dans ses connaissances ou dans son église locale, des situations douloureuses de séparations ou de relations pré-maritales ?
Face à cet état de fait, que doit penser et faire le chrétien convaincu ? Les incantations regrettant le temps passé ne sont pas forcément une marque de sagesse (Ecc. 7. 10), même si l’abandon du mariage est un signe frappant de la fin des temps (1 Pi.4. 7 ; l Tim.4. 1-3 ; 2 Tim.3. 1; Luc 17. 27-30) 2. Reproduire par tradition les schémas des générations passées n’est pas une solution très solide. Reste le retour au sûr fondement : la Parole de Dieu (Es. 8.20).
Piégées par des annonces juteuses de mariage sur des sites Internet, dans des tchats, ou par les pages « Correspondances de certains magazines, beaucoup de jeunes filles kinoises se retrouvent dans des réseaux de pornographie en Occident. Mais souvent, le corps de ces jeunes femmes crédules, impuissantes, devient un jouet obligé d’accepter les pires scènes immondes donnant libre cours à la perversion de l’homme. Des scènes, avec des animaux, des excréments, des pointes acérées et autre cire de bougie qui reviennent à 4500 euros/heure. Jetées innocentes dans ce monde, certaines ne veulent plus en sortir. Par appât du gain. Ces K7 dont elles sont les « héroïnes », ont leurs clientèles, leurs lieux de distribution et un marché qui prospère en douce.
Le mariage par Internet est en passe de devenir de plus en plus fréquent à Kinshasa. Beaucoup de jeunes rêvent de se marier via ce moyen de communication. Témoignages. Lassée d’attendre le prince charmant qui tardait à se manifester, Judith, gérante dans un café, se jette à l’eau. Pourquoi pas « un mari virtuel »? A l’instar de plusieurs jeunes de son âge, Karima, la trentaine souriante, commence à chatter et décide de dénicher son âme soeur même aux confins de la Chine.
Par pur hasard, la toile a changé sa destination et l’a conduite vers l’Arabie Saoudite. C’est là où elle trouvera l’homme qui lui convenait le plus un universitaire saoudien de dix ans son aîné.
Depuis, cette jeune femme brune aux yeux pétillants d’intelligence, vit un vrai conte de fées. Après le faste d’un mariage à la congolaise, célébré à Kinshasa.
Très généreux, Abdellah, élu de son coeur, a aidé sa famille à résoudre ses problèmes financiers et a même invité les parents de son épouse à effectuer, l’année dernière, le pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam.
Des expériences réussies de ce genre encouragent d’autres jeunes à faire de même. C’est le cas de Jeannine, étudiante. « Je passe mon temps à chatter pour mettre la main sur l’oiseau rare et faire un beau mariage comme celui de ma sœur aînée. Malheureusement, les prétendants qui se sont manifestés sont tous des Congolais », confie-t-elle avec une pointe d’amertume.
Toutefois, la majorité des parents auxquels nous avons posé la question n’accepte pas que leur progéniture se marie de cette façon.
C’est le cas de Carine, enseignante dans une école secondaire de la capitale et mère d’une jeune fille de 21 ans et d’un adolescent de 14 ans. « Mes enfants ont reçu une bonne éducation leur permettant d’avoir confiance en eux et de bien se prendre en charge. Ma fille trouvera facilement un mari. Le mariage par Internet est fait pour ceux qui ont du mal à se marier », affirme-t-elle.
Le Palmarès
(Tkm/GM/PKF)