La Dynamique pour le respect de l’hymne national, structure regroupant des politiciens, diplomates, hommes des sciences, universitaires, communicateurs, artistes, etc. organise ce week-end une cérémonie dite de lancement du Jubilée d’or de la « Congolaise » et d’hommage à son compositeur, feu Père Simon-Pierre Boka
Site touristique situé dans la partie ouest de Kinshasa, non loin des rapides du fleuve Congo, Mbudi Nature servira de carde demain samedi 6 février 2010 à la cérémonie du lancement de Jubilé d’or de l’hymne national de la République démocratique du Congo.
Cette activité réunira plusieurs personnalités du monde diplomatique, universitaire et scientifique, des parlementaires, des acteurs politiques, des historiens et des communicateurs. La cérémonie de ce samedi est organisée par la dynamique pour le respect de l’hymne national qui regroupe des historiens, des écrivains, des universitaires, des journalistes, des communicateurs, des acteurs politiques et de la société civile de la RDC. La cérémonie de lancement du Jubilée d’or de l’hymne national Débout congolais s’inscrit dans le cadre des festivités du Cinquantenaire de l’Indépendance de la République démocratique du Congo. Cet événement marque également une étape importante dans la relecture de l’histoire de la République démocratique du Congo.
Cette journée sera également marquée par une visite guidée sur le magnifique site de Mbudi Nature, domaine du député national Célestin Mbuyi situé sur une colline verdoyante avec une magnifique vue sur les rapides du fleuve Congo et ses lies. Il est également prévu une exposition photos sur les grands moments de l’histoire de la République démocratique du Congo durant les cinquante dernières années.
L’hymne national « Débout congolais » fut chanté pour la première fois le 30 juin 1960 à Léopoldville aujourd’hui Kinshasa et à Bruxelles.
L’hymne national de la RDC a été composé par le Révérend Père Simon Pierre Boka Di Mpasi Londi. Dans son livre intitulé « Théologie Africaine : Jésus Christ sauveur, pourquoi faire en Afrique », le Père Simon-Pièrre Boka Di Mpasi affirmait » Pour tester la véracité de l’amour patriotique des hommes d’Eglise, deux étudiants congolais laïcs, A. Bolela et JM Ngyese furent chargés par l’Association des Congolais de m’inviter à participer, en leur nom, au concours de l’hymne de l’indépendance du Congo-Kinshasa du Congo Kinshasa, dont la célébration était fixé au 30 juin 1960. Ils furent touchés d’apprendre que mes supérieurs(flamands) m’autorisèrent, tout de suite, à rendre ce service culturel à la nation. Je composai les paroles et la musique. Mais pour témoigner de la bonne entente qui régnait entre les étudiants congolais, laïcs et ecclésiastiques, il était de bon ton d’ entendre à ma signature le nom d’un talc. J’ai sollicité et obtenu l’accord de Lutumba ».
Un homme de culture
Le Révérend Père Simon-Pierre Boka Di Mpasi Londi est né le 20 septembre 1929 à Lemfu du clan Mfutila na Wembo. Son père s’appelait Boka Di Mpasi Makengo Pierre et sa mère Marthe Sita. Il était originaire du diocèse de Kisantu, dans le territoire de Madimba, district de ka Lukaya, dans la province du Bas Congo.
Après avoir fait des études au petit séminaire Saint Jean BerckMans à Lemfu puis au Grand séminaire de Mayidi, Simon-Pierre Boka ira au Noviciat et Juvénat à Djuma, dans le Bandundu. Le père jésuite va entamer alors une longue carrière sacerdotale, notamment un stage apostolique et Régence à Pelende, dans le Bandundu. Il va ensuite étudier puis enseigner la théologie à Hervetée-Louvain. Le 10 août 1962, il est ordonné Père à Hervelée-Louvain (Leven)en Belgique. Ce jour là, il y à 13 ordonnés, 10 Belges, 2 Indiens et 1 Congolais, le Père Boka. Une année plus tard, en 1963, il passe ensuite à Saint Martin d’Abois (prés d’Ebernay) en France. Le Père jésuite rentre au Congo le 22 février 1968, il fait ses derniers voeux le 25 mars 1968 à Mayidi.
Il deviendra par la suite Père spirituel au Grand séminaire de Mayidi, de 1968 à 1972. Le Père Simon Pierre Boka était traducteur du Kikongo en français de 250 hymnes kimbanguistes, il est l’auteur compositeur des hymnes nationaux, la Congolaise en 1960 et la Zaïroise en 1971. Docteur en théologie de l’université Grégorienne de Rome, fondateur de la revue Téléma et son directeur- administrateur de 1975 à 1998. Professeur à Lumen Vitae, Bruxelles (1978-1986), à Hekima Collège de Nairobi (1984-1993), à la Grégonenne /Rome à Rome(1983-1 999), à Regina Mundi, Rome (1988-1999), Père Boka était aussi chercheur en Théologie pastorale et quêteur d’expériences de terrain dans deux pays d’Amérique Latine. Homme des sciences et de culture, Père Boka parlait couramment le français, l’anglais, le flamand, l’espagnol, allemand, l’italien, le russe, lek, le lingala, le swahili.
Le logo du Cinquantenaire de la RDC légué à l’Etat congolais
Le commissaire général adjoint au cinquantenaire, l’ambassadeur Mutamba a tenu jeudi 04 février un point de presse au siège du commissariat général du cinquantenaire (CGC).
Il était entouré de quelques membres du jury du logo du cinquantenaire, des agences de publicité et des sponsors. Parmi les temps fort, le lauréat, l’artiste FAO Kitsa, auteur du logo a expliqué à la presse le temps qu’il a pris pour réaliser ce travail qui est de 25 jours et il s’est présenté en tant qu’individu bien qu’il soit d’une agence de la place.
Il sied de noter qu’un appel a été fait à tout le monde, groupe, agence et individu pour réaliser un logo dans le cadre du cinquantenaire de la RDC.
L’artiste a expliqué que ce logo a été fait sur 32 brouillons avec beaucoup d’éléments significatifs dont un flambeau qui représente la renaissance profonde de la Rdc des courbes accolées qui représentent les 50 ans des hauts et des bas qu’ont connu les congolais, une carte en jaune de la république qui représente un avenir meilleur et un feuille de laurier reparti en cinq feuillet qui représente les cinq décennies.
Le président intérimaire du jury, Me Liyolo a quant à lui fait savoir que le jury pour le choix du logo a été composé d’une quinzaine de personnes qui ont travaillé pendant toute une journée. Au total un seul logo a été retenu sur les 250 projets et la primeur a été réservée au chef de l’état qui est le président d’honneur du CGC.
Des sponsors comme la Bralima ont pour leur part indiqué que c’était pour eux une grande opportunité de continuer à s’investir pour le bien être des congolais.
Selon leur représentant, il n’est que normal de soutenir la campagne sur le cinquantenaire et eux seront présents à tout moment.
A en croire l’ambassadeur Mutamba, ce logo ne sera pas utilisé abusivement et que toute personne qui voudra bien l’utiliser devra avoir l’autorisation du commissariat général au cinquantenaire.
La cérémonie a pris fin par la signature de cession de droit qui prouve que l’artiste FAO, auteur du logo a légué son oeuvre à l’état congolais, donc au CGC, au peuple congolais et à la postérité.
Soulignons que l’artiste avait reçu le 20 janvier dernier lors de la présentation de ce logo de la main du président de l’assemblée nationale une somme de 18 millions de franc congolais soit l’équivalent de 19.720$.
L’Observateur/Forum des As
(DN/Milor/GW/Yes)
Last edited: 06/02/2010 15:50:21