Le ministère de l’Emploi, du travail et de la prévoyance sociale, le ministère de portefeuille et le comité de pilotage de réforme des entreprises publiques (Copirep) ont organisé, mardi 2 février dernier à l’Hôtel Sulutani, un atelier au cours duquel le ministre Ferdinand Kambere a exhorté les partenaires sociaux à s’impliquer dans la réforme des entreprises publiques, afin de trouver dans la tripartite les pistes de solution aux conséquences dues à une dette sociale gigantesque dans le cadre du coût social.

Cet atelier qui a réuni les mandataires des entreprises publiques, les secrétaires généraux de la fonction publique, les délégués syndicaux et autres,  a eu raison d’être pour permettre aux participants de réfléchir sur la dimension sociale de la réforme des entreprises publiques.

A cette occasion, le numéro un de l’Emploi de la Rdc qui a prôné un dialogue franc, a signifié que cette réforme aura augmenté la production et la rentabilité, et ce, avec l’affermissement des initiatives privées, de création des richesses et d’emplois avec la formation professionnelle.

Dans son mot d’ouverture, le ministre le vice-premier ministre en charge de la reconstruction, Emile Bongeli, a fait savoir que cette rencontre a été organisée pour transformer les entreprises publiques afin de leur donner une image appréciable.

A l’en croire, le gouvernement dont il est membre, souhaite que cet atelier tienne compte de la dimension sociale. Car, souligne-t-il, l’intérêt de la nation doit primer sur tous les impératifs de la réforme.

« En examinant l’impact sur la performance des entreprises publiques, la masse salaire consomme jusqu’à 80% du chiffre d’affaires. Comment peut-on résoudre la dimension sociale de la réforme ? », s’est interrogé Emile Bongeli, avant d’expliquer que « vu leurs passifs, de nombreuses entreprises publiques devraient être liquidées. D’où, il y a urgence que soit traité le passif social qui devient très lourd ».

Pour la dette sociale gigantesque, le vice-premier ministre a martelé qu’il est impérieux que les partenaires financiers viennent en appui à ces différentes entreprises de l’Etat congolais par des programmes, des projets et des actions déterminées.

« Il est donc question de trouver des solutions afin de résorber la situation de la dette sociales en préservant l’outil de travail », a-t-il précisé.

Ce pendant, les résolutions de ces assises seront présentées pour examen au cadre permanent de dialogue social (Cpds) d’ici 2011, avant que ce dernier les transmise au groupe-action pour sa mise en œuvre.

Hygin Mandiangu/MMC


(HM/PKF)