« Motion de censure », c’est le titre évocateur de l’album que l’artiste musicien Mack El Sambo est en train de préparer et dont la sortie est prévue, sauf imprévu, dans les prochaines semaines.

Ce sera le quatrième album de cet artiste engagé résident à Goma au Nord-Kivu. Quatrième album de sa carrière, « Motion de censure » contiendra douze titres interpellant sur des écarts sociaux.

Mack El Sambo pourra également remixer la chanson « Sikujuaka » (je ne savais pas que j’aurai autant de problèmes) qui figurait dans son premier album « Goma originality ».

Dans cette œuvre, il compte travailler avec des musiciens tanzaniens, ougandais et burundais. La mastérisation devra s’effectuer en Europe, alors que l’artiste tient à réaliser ses clips à Pékin en Chine.
 
Ayant comme modèles le Jamaïcain Bob Marley et le Sud-africain Lucky Dube (tous décédés), ce chanteur qui fait également du reggae perpétue le message engagé de Bob Marley qui militait pour la libération de l’homme noir du système babylonien, contre tout ce qui exploite les autres et qui tienne compte de la suprématie d’une race par rapport aux autres.


Mack El Sambo emprunte également des messages de Lucky Dube, Alpha Blondy, Tiken Jah Fakoli, Gregory Isaac, feu Peter Tosh, etc. De son vrai nom Machozi Kataka Lusambo Joseph, Mack El Sambo est né le 27 janvier 1970 à Kiwandja dans le territoire de Rutshuru à 72 km de Goma. A 12 ans, il est chantre à l’église catholique de Nyamilima et apprend plus tard la guitare, l’accordéon, le piano et le solfège à la paroisse de Binza que dirige le père Caraciollini.
 
A 18 ans, il débarque de la ville de Goma pour poursuivre ses études en mécanique générale à l’Itig Don Bosco de pères salésiens. A l’église, il accompagne le service de la messe avec sa guitare et dirige la chorale de l’école.
 
C’est en 1996 après l’interruption des études supérieures, qu’il se lance dans une carrière professionnelle avec la sortie de son premier album de dix titres, « Goma originality » dans lequel on retrouve la chanson fétiche « Sikujuaka ».

C’est l’un de ses meilleurs albums, selon des critiques. Il livre plusieurs concerts à travers la province du Nord-Kivu et sort en 1998 son 2ème album, « Pacification », inspiré des événements du génocide du Rwanda, des guerres tribalo-ethniques du Kivu.

Travaillé à Kampala, mixé et multiplié à Jakarta en Indonésie, cet album de huit titres invite les gens à la cohabitation pacifique et à la non-violence active.
 
En 2003, Mack El Sambo sort son troisième opus, « Plus jamais par les armes », qui contient 8 titres et aborde l’actualité de l’époque dominée par les mouvements de rébellion.

Et l’artiste demande aux belligérants de déposer les armes et de ne plus y recourir, prônant la résolution pacifique des conflits. Dans une de huit chansons « Hema Lendu », il convie les Congolais à l’unité. Mack El Sambo a aussi sorti des singles de sensibilisation sur les lois référendaires, sur les élections, le brassage des militaires et contre les violences sexuelles, etc. C’est donc un chanteur qui s’apprête à sortir un tube une fois de plus à l’image de son engagement pour des causes nobles.

Martin Enyimo/Le Potentiel


(Tkm/BT/PKF)