Une marche des parents accompagnés de leurs enfants a été arrêtée, lundi à Bukavu, par les autorités urbaines. Sur les pancartes que brandissaient les manifestants, on pouvait lire des phrases qui rejettent la prime allouée par les parents aux ensei­gnants, a constaté radiookapi.net.

La marche projetée, pour lundi sur les artères de Bukavu par les associations des parents d’élè­ves et les syndicats des ensei­gnants, survient quelques jours après que ces derniers aient si­gné un protocole d’accord mettant fin au système de prise en charge des enseignants par les parents. Les autorités provinciales avaient publié une annonce interdisant cette marche, mais les manifes­tants ont tenu à faire entendre leurs voix dans la rue.


Des centaines de femmes et de jeunes écoliers en uniforme scolaire se dirigeaient vers l’As­semblée provinciale et le gouver­norat lorsque la police s’est inter­posée pour les empêcher de progresser vers le centre ville, sur demande de l’autorité provinciale.

Les manifestants sont restés immobilisés pendant des heu­res entre la place de l’indépen­dance et les feux rouges face aux éléments de la police. Les fem­mes, tenant chacune un écolier à la main, ont décidé de s’asseoir à même le sol, au bord de la chaus­sée, attendant ainsi l’autorisation de progresser.

Sur les calicots et pancar­tes, on pouvait lire : « Sisi wazazi hatuku engager walimu. Ni kazii ya serikali », traduisez : « Nous, les parents, Nous n’avons pas embauché les enseignants. La rémunération des enseignants, c’est l’affaire de l’Etat ». D’autres calicots portaient cette mention : « Taxe zetu na utajiri wa nchi zinafanya kazi gani ?.» C’est-à-dire : « Où vont les taxes payées et la richesse du pays ? A quoi servent-­elles? »

La police a été déployée partout dans la ville de Bukavu et surtout dans les carrefours pour empêcher la manifestation. Une marche qui fait suite au mouve­ment de grève qui paralysé depuis plusieurs semaines les écoles de cette ville.

Les enseignants réclament la fin de la prime payée aux en­seignants et déplorent que la ta­ble ronde de l’éducation organisée dans le Sud-Kivu au mois d’août 2009 n’ait pas porté des fruits.

Uhuru


(Tkm/GM/PKF)