Les parents des élèves ont fait une déclaration au cours d’une rencontre regroupant les délégués de la société civile, ils ont affirmé détenir des preuves pour cet empoisonnement déplorant le fait que les médecins n’aient pas procédé à l’autopsie.
Les parents des élèves décédés à l’institut Maikazo, une école conventionnée anglicane située à la l7ème Avenue dans la commune de la Tshopo à Kisangani, continuent d’affirmer que leurs enfants sont morts d’empoisonnement et non de la méningite. Ils ont fait récemment cette déclaration au centre pastoral. La déclaration a été faite au cours d’une rencontre regroupant les délégués de la société civile, membres de partis politiques, responsables des écoles conventionnées et les délégués de l’assemblée provinciale.
A la séance organisée par EISA, les parents ont affirmé détenir des preuves pour cet empoisonnement déplorant le fait que les médecins n’aient pas procédé à l’autopsie de quelques cas comme ils l’avaient souhaité. Les mêmes parents dénoncent aussi les intimidations dont ils sont victimes à cause de ce dossier.
Inquiétudes à Kisangani dans le chef des parents et des autorités provinciales, en rapport avec ce drame, le correspondant de l’agence D.I.A. à Kisangani dans la province Orientale, a rapporté à la Radio Catholique AMANI « R.T.A » et au début de la semaine qu’une situation très dramatique bouleverse et inquiète les Boyomais et Boyomaises (habitants de Kisangani dans la Province Orientale en République démocratique du Congo).
Une épidémie jusqu’ici non encore identifiée a exterminé douze élèves de l’Institut Maikazo situé sur la l7ème Avenue, dans la commune de la Tshopo. Les élèves sont décédés en l’espace d’une semaine, des suites d’une maladie semblable à la méningite. Le dernier cas de décès est intervenu le mardi 25 janvier 2010 dans la matinée. L’infortuné figurait parmi les trois élèves internés à l’hôpital général de Mangobo.
Ces derniers ont présenté les mêmes symptômes que les neufs autres décédés le week-end dernier. Des cas similaires seraient identifiés dans les communes de Makiso et Mangobo, voisines à la Tshopo, selon des sources hospitalières, avance la source de Kisangani. Des professionnels de santé ont affirmé qu’il s’agirait de la méningite car tous les élèves décédés ont présenté des signes propres à cette maladie.
« Les enfants ont présenté les signes de céphalée, de fièvre et des convulsions. A peine arrivés au centre de santé, ils sont décédés » a déclaré le docteur Cécile Edambulu, médecin chef de zone de santé de la Tshopo. Auparavant, les élèves infectés ont été accueillis, malades, à l’hôpital général de référence de Mangobo et à l’hôpital général de référence de Kisangani. Actuellement, quatre malades sont internés dans ces hôpitaux tandis que d’autres seraient dans des groupes de prière. Une rumeur circule selon laquelle le mauvais sort serait à la base de ces décès à Kisangani.
Le ministre provincial de l’Education, Polydore Latigo a décidé de fermer momentanément l’Institut Maikazo. De son côté, le maire de la ville de Kisangani Guy Shiton Baendi a réuni tous les partenaires des secteur éducatif et sanitaire de la ville afin de prévenir la propagation de cette maladie dangereuse, en attendant les résultats des échantillons qui ont été envoyés à Kinshasa et en Afrique du Sud pour déterminer le type de virus.
Les cours ont été suspend dans toutes les écoles de Kisangani pendant 3 jours a confirmé le Maire de la Ville.
Le Palmarès
(Tkm/GM/PKF)