La situation est particulièrement inquiétante à Kinshasa où l’on enregistre une cinquantaine de cas par an, soit 30 % de la totalité. Cette situation appelle à une mobilisation tous azimuts pour éliminer complètement la maladie. Mais cela passe par la sensibilisation de la population et le dépistage précoce. C’est ce qui ressort du point de presse organisé par le Programme national pour l’élimination de la lèpre (PNEL) à l’occasion de la 57ème journée mondiale des lépreux.

Pour le directeur du PNEL, Dr Norbert Mputu, la vision est d’arriver un jour à un Congo sans lèpre. Ils ont insisté sur le fait que cette maladie est facilement guérissable s’il est dépisté à temps, mais aussi son traitement qui est gratuit.

Présentant la situation épidémiologique de la lèpre en RDC, le directeur adjoint du PNEL, Dr Mbuyu, a souligné que d’une manière globale, la lèpre est éliminée. Même si certaines provinces restent endémiques, on retrouve quand même la maladie partout dans le pays. Il a appelé à multiplier les efforts pour dépister des cas qui se cachent d’autant que la thérapie est gratuite.

Le directeur adjoint du PNEL a aussi expliqué que la lèpre est une maladie invalidante qui entraîne des amputations. Si elle est découverte précocement, il y aura moins des mutilés.


Abondant dans le même sens, le directeur du PNEL de la province de Kinshasa, Dr Valentin Bola, a rappelé qu’il s’agit d’une maladie chronique très peu contagieuse qui se manifeste par les tâches au niveau de la peau et qui attaque ensuite les nerfs, entraînant une perte de sensibilité au niveau du toucher.

A signaler que la maladie est causée par le bacille de Hansen et se transmet d’une personne à une autre par la voie aérienne.

Dans la ville Kinshasa, a-t-il déploré, on dépiste chaque année une cinquantaine de cas. La maladie tarde à être éradiquée à cause de l’ignorance de la population, des croyances rétrogrades et du dépistage tardif. Il a souligné le rôle important des médias dans la sensibilisation de la population. Malheureusement, Kinshasa qui est quasiment bondé des médias supporte à elle seule les 2/3 des cas de lèpre dans le pays. D’où il invite les médias à travailler en synergie avec le PNEL pour lutter contre ce fléau.

Le potentiel


(SM/PKF)