Les rideaux sont tombés sur les travaux de l’atelier national qui a évalué, du 28 au 31 janvier au centre Lassalien de Kintambo, la participation de la femme au processus de paix et sécurité telle que recommandée par les Résolutions 1325 et 1829 des Nations unies. L’initiative de la tenue de cet atelier est du Centre d’études sur la justice et la résolution 1325, CJR 1325, avec l’appui financier de l’ambassade de Hollande, de Gender office Monuc et de l’Unifem/ RDC.

Pour Me Irène Esambo, président de CJR 1325, les assises du centre Lassalien ont permis aux femmes d’apporter leur contribution aux mécanismes institutionnels de mise en œuvre de la Résolution 1325 et de déterminer les priorités et opportunités dans l’action à mener. Les travaux de l’atelier national sur les résolutions 1325 et 1820 ont réellement enrichi le Plan d’action du gouvernement sur la mise en œuvre de cette Résolution 1325.

Le Directeur de cabinet de la ministre du Genre, Famille et Enfant a, dans un langage métaphorique, invité les participantes à construire la maison RDC, car elles ont reçu, durant les 3 jours de l’atelier, le plancher et matériaux nécessaires à construire leur environnement. Mais après avoir construit, elles doivent habiter la maison en appliquant dans leurs milieux le changement en vue de la mise en œuvre de la Résolution des Nations unies 1325. Auparavant, le rapporteur avait donné lecture du panel de recommandations à l’Etat, la Société civile et aux partenaires.

Recommandations

A l’Etat, les femmes en atelier national sur les Résolutions 1325 et 1820 ont recommandé entre autres plus d’engagement effectif de l’Etat congolais dans la mise en œuvre du Plan d’action national de la Résolution 1325 ; que le Parlement exerce effectivement son pouvoir de contrôle dans le cadre de la recevabilité du secteur sécuritaire afin de promouvoir la paix, la sécurité et le Genre ; que le gouvernement augmente le budget alloué au ministère du Genre, Famille et Enfant pour lui permettre d’amorcer la mise en œuvre effective du Plan d’action national sur la Résolution 1325 ; que l’Etat congolais prenne en compte les priorités des provinces sur la mise en œuvre de la Résolution 1325 dans le cadre de la Déclaration de Paris sur le Genre et l’efficacité de l’aide au développement ; que la dimension Genre soit prise en compte à tous les niveaux décisionnels des secteurs de sécurité (armée ; police spécialisée et la justice ; etc.

Les femmes congolaises voudraient, par ailleurs, que la Société civile en général et les organisations des femmes en particulier, soient parties prenantes dans la mise en œuvre du Plan d’action national de la Résolution1325 ; qu’elle assure la vulgarisation de la Résolution 1325 à tous les niveaux du pays (national, provincial et local) ; qu’elle mène aussi un plaidoyer au niveau de la Présidence de la république, du Parlement et du Gouvernement pour l’augmentation du budget du ministère Genre...

Les femmes en atelier au centre Lassalien ont recommandé aussi aux partenaires au développement d’appuyer la mise en œuvre du Plan d’action national de la Résolution 1325 sur toute l’étendue du territoire national.

Les travaux de l’atelier national ont débouché sur la recommandation spécifique de voir le Centre d’études sur la justice et la Résolution 1325, CJR 1325, figurer parmi les trois organisations de la Société civile membres du Comité de pilotage, pour son initiative à organiser les assises de l’atelier et son expertise dans la réforme du secteur de sécurité.

St. Augustin Kinienzi/Le Potentiel


(DN/TH/Yes)