Les élèves et enseignants de quatre écoles des communes de la Gombe et de Lingwala se sont retrouvés à la Cathédrale Notre Dame du Congo, à Lingwala le vendredi 29 janvier pour suivre la campagne de vulgarisation du contenu de la Charte de l’Onu auprès de la jeunesse et des intellectuels congolais.
Organisée par le Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholiques du Congo (Synecat) avec l’appui de la Mission de l’Organisation des Nations Unies en République Démocratique du Congo (Monuc), cette action connaît aussi la participation de organisations (Ong) de la société civile de notre pays.
Devant leurs interlocuteurs, Willy Bertin Ilunga, cadre du Synecat et orateur du jour et Piergiorgio Paglialonga, officier d’information publique en charge de la sensibilisation communautaire au sein de la Monuc, ont exposé d’une façon méthodique le contenu de la Charte de l’Onu aux élèves et enseignants des écoles C.S. la Puisette ; Institut Mgr Bokeleale, Collège Bosembo et Lycée Technique de la Gombe.
Ces explications, qui coïncident avec l’année du cinquantenaire de l’indépendance politique de notre pays et les préparatifs des élections urbaines, communales et locales, ont donné l’occasion aux organisateurs de demander aux élèves et enseignants de choisir de bons dirigeants politiques.
L’Onu intervient chaque fois dans notre pays, à l’occasion des conflits armés consécutifs aux contestations politiques mettant en danger la paix civile et provoquant des morts parmi la population. La 1ère intervention - Casques bleus de l’Onuc- a eu lieu en 1960 et la Seconde - Casques bleus de la Monuc - en 1999 et, chaque fois, à l’appel du gouvernement légitime, reconnu par la communauté internationale. Les Casques bleus ne viennent pas pour jouer le rôle du gouvernement ou le remplacer mais pour l’aider à rétablir la paix menacée par les divers conflits. Et, dans l’entre-temps aider à la mise en place des institutions nationales fortes, à même de protéger la paix. C’est ainsi que les orateurs ont demandé aux élèves, cadres de demain et aux enseignants de s’assumer en refusant la corruption à l’occasion des élections (tee shorts, argents, biens en nature etc.) et d’opter pour le choix des politiciens intègres, compétents et loyaux vis-à-vis de leurs pays.
La Rd Congo, qui a intégré l’Onu en 1960, a des devoirs et des droits en tant que membre. Elle doit cotiser et bénéficier de l’assistance de cette organisation au moment où sa paix est menacée. A la fin de cette causerie, aussi bien les élèves que les enseignants se sont montrés très sensibles aux objectifs poursuivis par l’Onu à travers le monde. Plusieurs d’entre eux ont estimé qu’il était temps qu’on construise le pays en bannissant la guerre et en favorisant la tolérance politique et la cœxistence pacifique. Cela amènera l’Onu à ne plus revenir pour aider à éteindre le brasier des conflits.
Sakaz/Le Phare
(Tkm/GM/PKF)