Organisée par le Syndicat national des enseignants des écoles conventionnées catholi­ques du Congo (Synecat) avec l’appui de la Mission de l’Organisation des Na­tions Unies en République Démocratique du Congo (Monuc), cette action con­naît aussi la participation de organisations (Ong) de la société civile de notre pays.

Devant leurs interlo­cuteurs, Willy Bertin Ilunga, cadre du Synecat et orateur du jour et Piergiorgio Paglia­longa, officier d’information publique en charge de la sensibilisation communau­taire au sein de la Monuc, ont exposé d’une façon mé­thodique le contenu de la Charte de l’Onu aux élèves et enseignants des écoles C.S. la Puisette ; Institut Mgr Bokeleale, Collège Bosem­bo et Lycée Technique de la Gombe.


Ces explications, qui coïncident avec l’année du cinquantenaire de l’indépen­dance politique de notre pays et les préparatifs des élec­tions urbaines, communales et locales, ont donné l’occa­sion aux organisateurs de demander aux élèves et en­seignants de choisir de bons dirigeants politiques.

L’Onu intervient cha­que fois dans notre pays, à l’occasion des conflits armés consécutifs aux contesta­tions politiques mettant en danger la paix civile et provo­quant des morts parmi la po­pulation. La 1ère intervention - Casques bleus de l’Onuc- a eu lieu en 1960 et la Se­conde - Casques bleus de la Monuc - en 1999 et, chaque fois, à l’appel du gouverne­ment légitime, reconnu par la communauté internationale. Les Casques bleus ne viennent pas pour jouer le rôle du gouvernement ou le remplacer mais pour l’aider à ré­tablir la paix menacée par les divers conflits. Et, dans l’en­tre-temps aider à la mise en place des institutions natio­nales fortes, à même de pro­téger la paix. C’est ainsi que les orateurs ont demandé aux élèves, cadres de demain et aux enseignants de s’assu­mer en refusant la corruption à l’occasion des élections (tee shorts, argents, biens en nature etc.) et d’opter pour le choix des politiciens intègres, compétents et loyaux vis-à-­vis de leurs pays.

La Rd Congo, qui a inté­gré l’Onu en 1960, a des de­voirs et des droits en tant que membre. Elle doit cotiser et bénéficier de l’assistance de cette organisation au moment où sa paix est menacée. A la fin de cette causerie, aussi bien les élèves que les ensei­gnants se sont montrés très sensibles aux objectifs pour­suivis par l’Onu à travers le monde. Plusieurs d’entre eux ont estimé qu’il était temps qu’on construise le pays en bannissant la guerre et en fa­vorisant la tolérance politique et la cœxistence pacifique. Cela amènera l’Onu à ne plus revenir pour aider à éteindre le brasier des conflits.

Sakaz/Le Phare


(Tkm/GM/PKF)