Elle a déploré le fait que certains de ses amis se focalisent ou consacrent toutes les forces sur la date du 30 juin, en oubliant la date du 04 janvier 1959. « S’il n’y avait pas eu cette date, parfois on n’allait pas parler du 30 juin », a-t-elle souligné.
L’écrivain Marie Bibish Mumbu a été reçue sur le plateau de la chaîne télévision Télé 7, lors de l’émission « Pensée Congolaise ». Le thème du jour a cadré avec la perception des écrivains congolais face aux festivités du cinquantenaire de la Rdc.
Mais la grande dame est partie du constant selon lequel, les écrivains se mobilisent pour publier le 30 juin les ouvrages ayant trait avec le cinquantenaire, et elle s’est posée comme question : Est-ce qu’il faut que l’indépendance nous rattrape pour qu’on en parle ?
Elle a suggéré que ceux qui ont la plume entre leurs mains n’essayent pas de se recroqueviller pour faire sortir les griffes le jour même du cinquantième anniversaire de la Rdc.
Pour elle, certains écrivains congolais donnent l’impression de n’écrire rien que pour l’argent, au lieu d’écrire pour mettre à la disposition des chercheurs une connaissance par écrit. Par là, elle a voulu dire que bon nombre de ceux qui ont la plume entendent les deux jours avant le jour « j » pour publier les ouvrages sur le cinquantenaire de la Rdc.
Or, c’est le moment où le peuple congolais a suffisamment besoin de s’informer concernant les réalités coloniales, avant et après. Surtout sur le déroulement de ladite fête.
Dans son propos, elle a dit que cet exercice devrait être une continuité d’un processus qui avait commencé déjà, et qui finalement arrivera à son « apothéose » au mois de juin prochain pour le cinquantenaire.
Elle a déploré le fait que certains de ses amis se focalisent ou consacrent toutes les forces sur la date du 30 juin, en oubliant la date du 04 janvier 1959. « S’il n’y avait pas eu cette date, parfois on n’allait pas parler du 30 juin », a-t-elle souligné.
Et de rappeler ensuite qu’elle et ses amis ont commencé un travail sur l’indépendance de la Rdc. Ceci est au fait un assemblage des textes et des discours écrits et prononcé lors des fêtes l’indépendance passées.
Selon elle, ils ont réussi à organiser une soirée l’année passée qu’ils avaient nommé « Si on te disait indépendant » ; qui était des lectures des textes voire le retraitement du discours de Nicolas Sarkozy, le président français.
Au cours de cette soirée, ils ont parlé de l’An 59 du Congo parce que, d’une part, la presse congolaise n’en fait pas un large écho, d’autres part, tous les écrivains congolais ne parlaient que des cinquante ans de la Rdc.
« Les événements, on n’a pas besoin de les entendre arriver, il faut penser à les précéder. Il ne faut pas que nos publications entrent toujours dans le cadre de (…) parce que sous coulisse on a déboursé de l’argent », a conclu Marie Bibish Mumbu.
Et d’ajouter ; les écrivains congolais doivent écrire parce qu’ils sont Congolais et les dates du 04 janvier et celle du 30juin renvoient à quelque chose de fort.
Onassis Mutombo/L’Avenir
(Milor/BTPKF)
Last edited: 01/02/2010 14:42:03